La course à la présidence de l’Assemblée Nationale s’anime particulièrement avec la candidature de Christophe Mboso N’Kodia Mpwanga, actuel deuxième vice-président en fonction. Sa démarche suscite une vive indignation, notamment de la part du député national Trésor Lutala Mutiki (Photo), élu de Mwenga, au Sud-Kivu. Ce dernier la qualifie d’« inadmissible ».
Dans un communiqué signé ce jeudi 23 octobre, le député Lutala dénonce un « attachement exagéré » de Mboso au perchoir et son ambition jugée « démesurée ». Selon le député Lutala, cette intention de briguer la présidence de l’Assemblée nationale va à l’encontre du nécessaire « rajeunissement de l’espace politique » et de l’« équilibre géopolitique institutionnel » qui réserverait ce poste à l’Est du pays, dont le Sud-Kivu.
Il appelle d’ailleurs la hiérarchie de l’Union Sacrée à maintenir la paix et à décourager ces « intentions inappropriées » pour permettre à l’Assemblée de se concentrer sur l’essentiel, la session budgétaire.
Ce « vieux briscard » de la politique zaïro-congolaise, Christophe Mboso, né en 1942, a déjà présidé l’Assemblée nationale de 2021 à 2024. Il a été plusieurs fois ministre sous Mobutu, dans les années 90 (Mines, Énergie, Santé, etc.), avant d’occuper diverses fonctions, dont celle de vice-ministre de la Justice.
Face à sa candidature controversée, d’autres challengers de l’Est sont en lice. Parmi eux, Aimé Boji Sangara, originaire du Sud-Kivu et ancien ministre de l’Industrie (et du Budget), est présenté dans la ville haute comme le candidat soutenu par le Chef de l’État.
HRM