CASP 2025 : Raïssa Malu défend une intelligence artificielle encadrée pour renforcer l’efficacité du système éducatif

À Kinshasa, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a porté une réflexion stratégique sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’administration éducative, à l’occasion des Conférences annuelles du Service public (CASP 2025). Une prise de parole qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation du service public congolais.

Intervenant lors d’un panel de haut niveau aux côtés des ministres de la Santé publique, Roger Kamba, et du Commerce extérieur, Julien Paluku, Raïssa Malu a pris part à la deuxième journée de ces assises organisées par l’École nationale d’administration (ENA), sous la tutelle du ministère de la Fonction publique. Cette édition est placée sous le thème : « Garantir l’appropriation et la performance des réformes, et promouvoir les bonnes pratiques ».

Dans son intervention, la ministre d’État a insisté sur la nécessité de repenser l’usage de l’intelligence artificielle dans le système éducatif national. Si cette technologie offre des possibilités d’optimisation des processus, elle ne peut, selon elle, se substituer à l’humain, qui demeure au cœur de toute réforme éducative. L’enseignant reste ainsi le pilier central de cette transformation, d’où l’appel à un renforcement structurel de l’administration de l’EDU-NC afin d’assurer une intégration efficace, éthique et durable des innovations technologiques.

Raïssa Malu a également rappelé que l’IA ne constitue ni une fin en soi ni une solution miracle. Elle doit être envisagée comme un levier d’accélération des réformes, à condition d’être portée par une vision politique claire. Dans cette approche, l’IA peut contribuer à la structuration, à l’alerte et à l’aide à la décision, sans jamais se substituer à la responsabilité humaine, fondement de la légitimité de l’action publique.

Illustrant son propos par des cas concrets, la ministre d’État a évoqué l’apport de l’IA dans la correction des épreuves de l’Examen d’État, notamment en matière de réduction des délais, de traçabilité et de fiabilité des résultats, tout en maintenant le rôle central des inspecteurs. Elle a, à cette occasion, salué le développement de ces solutions par des compétences congolaises, mettant en avant leur ancrage local, le respect de la souveraineté numérique et les exigences liées à la protection des données.

En marge du panel, Raïssa Malu, accompagnée de ses collègues de la Fonction publique Jean-Pierre Lihau, de la Santé Roger Kamba et du Commerce extérieur Julien Paluku, a visité le stand du ministère de l’Éducation nationale. Une démonstration d’éruption chimique y a été présentée, illustrant l’orientation pédagogique des futurs cours de chimie dans le cadre de la réforme en profondeur des programmes scolaires, adossée au Plan quinquennal 2024-2029 et à un vaste programme de formation des enseignants.

À travers cette participation aux CASP 2025, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté réaffirme son ambition de bâtir un système éducatif moderne et performant, tourné vers l’innovation, au service d’un État plus efficace et d’une citoyenneté renouvelée.

Yves Boongo

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