Dans un communiqué rendu public le 18 mars 2026 à Kinshasa, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) alerte sur la situation de son autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, qu’elle présente comme cible d’un «acharnement politique, fiscal et sécuritaire».
Selon ce document signé par son secrétariat général, cette dynamique intervient dans la foulée des déclarations faites par le sénateur le 4 mars dernier. Depuis, soutient le parti, une campagne de dénigrement se déploie, portée notamment dans l’espace médiatique et numérique. L’AFDC y voit des attaques «caractérisées par l’intolérance absolue et un mépris flagrant de la liberté d’expression pourtant garantie par l’article 23 de la Constitution de notre pays, la République Démocratique du Congo».
Dans cette communication, le parti évoque également des propos visant à discréditer son leader sur le plan identitaire, affirmant que «d’autres vont jusqu’à le traiter de rwandais ou d’iranien pour avoir évoqué le changement des mentalités et le respect des textes».
Au-delà de ces attaques, l’AFDC fait état d’actions qu’elle juge plus structurées. Elle dénonce notamment des tentatives de spoliation des biens de Modeste Bahati Lukwebo, évoquant «des projets macabres pour procéder, sur fond de jalousie, haine et méchanceté, à la spoliation pure et simple de l’ensemble du patrimoine immobilier, chèrement et honnêtement acquis».
Le communiqué insiste par ailleurs sur des pressions qualifiées de multiformes. Sur le plan fiscal, «des faux redressements fiscaux sont instrumentalisés», indique le texte, tandis que des «pressions et menaces sécuritaires» viseraient certains cadres du parti dans le but de fragiliser ses rangs. Dans le même registre, l’AFDC évoque des dossiers judiciaires montés à charge, certains allant «jusqu’à l’accuser faussement de collision avec l’ennemi AFC/M23».
Pour appuyer sa position, le parti rappelle que son autorité morale a été directement affectée par la crise sécuritaire dans l’Est du pays, soulignant qu’il a «perdu plusieurs proches et un vaste patrimoine confisqué par les agresseurs rwandais et l’AFC/M23».
Dans ce contexte, l’AFDC dit vouloir porter l’alerte au-delà des frontières nationales. Elle indique interpeller « solennellement la Communauté nationale et internationale et les partis politiques amis et partenaires ainsi que les organisations de défense des droits humains » sur ce qu’elle qualifie de situation préoccupante.
Le parti appelle les institutions de la République ainsi que les acteurs attachés à la justice et à la démocratie à veiller au respect des droits et des biens de Modeste Bahati Lukwebo, sans autre commentaire sur les accusations évoquées.
Osée MABIALA