Plus d’un million d’élèves finalistes du secondaire ont entamé, ce lundi 4 mai 2026, les épreuves hors session de l’Examen d’État, avec la traditionnelle dissertation, lancée officiellement à Kinshasa par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu.
La cérémonie de lancement s’est déroulée au Complexe scolaire Lupiots, en présence notamment du ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga.
À Kinshasa, 187.768 candidats prennent part à ces épreuves, dont 99.583 filles et 88.185 garçons, répartis dans plusieurs centres de passation. Les autorités provinciales notent une progression significative de la participation féminine par rapport à l’année précédente.
S’adressant aux finalistes, Thierry Tshitenga a insisté sur la portée de l’épreuve inaugurale :
« La dissertation n’est pas seulement un exercice scolaire. Elle constitue aussi une occasion de démontrer votre capacité de réflexion, votre esprit critique, votre créativité intellectuelle, ainsi que votre maîtrise de la langue et des idées. »
Dans la même dynamique, le responsable de la province éducationnelle de Lukunga a salué les efforts du gouvernement central, portés par la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi, visant à faire de l’éducation un levier essentiel de développement en République démocratique du Congo.
Au niveau national, 1.079.675 candidats sont inscrits à la dissertation, dont 482.557 filles (44,7 %) et 597.118 garçons (55,3 %), contre 1.073.769 l’année dernière. Cette évolution traduit une légère hausse des effectifs sur l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, 14 centres de passation sont opérationnels hors du pays. Dans le cycle court professionnel, 6.200 candidats sont attendus à l’épreuve de rédaction, répartis dans 250 centres, soit une moyenne de 25 élèves par centre.
Les épreuves techniques se poursuivront ce mardi 5 mai 2026. Pour le cycle long, 468.147 candidats (43,3 %) sont répartis dans 2.991 centres, tandis que le cycle court professionnel concerne 5.536 candidats (89,2 %) dans 238 centres.
Étape déterminante du parcours scolaire, la session hors session permet d’évaluer les capacités d’analyse, de réflexion critique et de structuration des idées des élèves appelés à intégrer l’enseignement supérieur.
Yves Boongo