Les services de sécurité de la République Démocratique du Congo poursuivent leurs investigations pour retrouver les participants à la tentative de coup d’État du 19 mai 2024. Parmi les profils ciblés figure Bernard Mubongo Mabuka, un jeune homme de 19 ans originaire de la province du Kwango, soupçonné de liens étroits avec le Parti Uni Congolais (PCU) de Christian Malanga, le chef du commando abattu lors de l’assaut.
Selon des sources concordantes, l’implication de Bernard Mubongo Mabuka s’inscrit dans la phase logistique de l’opération. À la mi-mai 2024, il aurait intégré une délégation du PCU déployée dans la province du Kongo Central, officiellement pour implanter des cellules politiques locales. Les enquêtes révèlent que cette mission servait en réalité à acheminer des recrues vers la capitale en vue de l’attaque du Palais de la Nation et de la résidence de Vital Kamerhe.
Le suspect aurait regagné Kinshasa clandestinement la veille du putsch manqué à bord d’un véhicule transportant des hommes armés et du matériel militaire.
Depuis, Bernard Mubongo Mabuka est introuvable. Visé par des menaces de poursuites judiciaires en RDC pour atteinte à la sûreté de l’État, il fait désormais l’objet de recherches, tandis que le volet judiciaire du dossier Malanga continue de mobiliser les services de renseignement à Kinshasa.
Rédaction