RDC : à l’ex IFASIC, des inspecteurs en colère contre la gestion calamiteuse du Comité Kambayi Bwatshia

On l’a dit et répété pendant des mois: le Chef de l’Etat tient particulièrement à la bonne marche des Universités et instituts supérieurs de la République démocratique du Congo. Et peut-être, sinon, forcément, la commission de contrôle mixte, regroupant les délégués du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la présidence, du Conseil d’administration des universités et du Syndicat national de l’ESU, déployée à l’Université des Sciences de l’Information et de la communication (UNISIC), ex IFASIC, après le passage de l’IGF, traduit cette détermination.

Hier, mercredi 30 octobre, les inspecteurs envoyés pour le contrôle n’ont pas pu contenir leur colère face à la megestion du comité Kambayi, en place depuis trois ans déjà. Certainement conscient de sa megestion, ce comité a présenté aux inspecteurs un effectif des étudiants qui ne reflète pas la réalité. L’Administrateur du Budget, Kahindo Mbatsho Mulemberi Jean Trésor, baptisé congélateur par le personnel de l’UNISIC, a présenté un effectif de 1 600 étudiants pour la promotion de 3e Licence. Supercherie! Après contrôle, les inspecteurs ont découvert un effectif de 3000 étudiants.

«Cette situation a donné lieu à un échange virulent entre les inspecteurs et l’Administrateur du budget de l’UNISIC qui a fini par prendre fuite, abandonnant les inspecteurs entre les mains de ses agents, engagés frauduleusement d’ailleurs», renseigne nos sources à l’ex IFASIC. Après cette scène, le Recteur Kambayi Bwatshia, professeur émérite âgé de 84 ans, s’est finalement résolu à recevoir lui-même ces inspecteurs. Pour l’instant, rien n’a encore filtré de leurs échanges.

Dans l’entretemps, à l’UNISIC, le personnel attend, fébrile, l’issue de ce contrôle. Il espère que la réaction de la ministre de l’ESU, Marie-Therese Sombo, à l’aube d’une nouvelle année académique sera conséquente et mettra fin à la mégestion décriée du recteur Kambayi qu’on dit protégé, contre vents et marrées, par sa fille Nicole Bwatshia, directeur du cabinet adjoint du Chef de l’Etat. La rentrée académique risque d’y être particulièrement agitée si les changements attendus ne se concrétisent pas.

Rémy NSIMBA

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