RDC – Réforme constitutionnelle | A l’Udps, Kabuya et Bizibu parlent presque le même langage !

Le parti présidentiel, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), prend-t-il finalement à bras-le-corps le projet de révision (ou changement) de la constitution porté par Président de la République, Félix Tshisekedi? Jusqu’ici, aucun cadre de réflexion n’était mis en place pour plancher sur la question, si ce n’est de multiples sorties médiatiques des cadres et communicateurs du parti, chacun brandissant l’argument (pertinent ou non) qu’il veut. Cependant, le vendredi 29 et le samedi 30 novembre, deux décisions prises par Augustin Kabuya Tshilumba et Déo Bizibu Balola, deux hauts cadres de l’UDPS qui se disputent depuis quelques mois le poste de Secrétaire général a.i., traduisent la volonté de mener autrement le débat sur la réforme constitutionnelle.

D’un côté, Augustin Kabuya, le Secrétaire général faisant fonction du Président a.i. (souligne-t-on le document), a signé une décision portant convocation «à Kinshasa, du vendredi 13 au samedi 14 décembre 2024, les États généraux des fédérations de l’UDPS/Tshisekedi destinés à la mise en place des stratégies communicationnelles en vue de l’accompagnement de la Vision du Chef de l’État dans sa démarche salvatrice de la Nation qu’est le ‘Changement de la Constitution’». Ces assises regrouperont les membres du présidium des comités fédéraux, des ligues des Femmes-fédérales, des ligues des jeunes-fédérales et ceux des commissions Egalité Homme-Femme fédérales.

De l’autre, Déo Bizibu, lui aussi Secrétaire général a.i. a signé un arrêté portant création, organisation et fonctionnement d’une structure appelée : «Commission de réflexion sur la constitution» (CRC). S’il n’a pas précisé la date de la mise en place effective de cette commission, l’arrêté renseigne que la mission de cette commission sera «de réfléchir, d’actualiser, de récolter les données, les avis ainsi que les considérations utiles à la relecture de la Constitution».

Le même document souligne que la durée des travaux de cette commission est de trois semaines maximum à dater du lancement des travaux. La CRC sera dirigée par une coordination. Elle siégera soit en plénière regroupant ses membres soit en sous-commission selon les thématiques pertinentes identifiées par elle.

Quand bien même ces deux initiatives mettent en exergue la dichotomie à la tête de l’UDPS, elles sont toutefois pertinentes et louables car, elles traduisent le besoin pour la famille politique du Chef de l’Etat de renforcer la cohérence et l’homogénéité de son argumentaire.

Rémy NSIMBA

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