En séjour à Banjul, en Gambie, dans le cadre de la 85e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le ministre congolais des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a lancé un appel solennel à l’instance continentale pour qu’elle adresse un signal fort au Rwanda et à ses soutiens présumés, face au drame du Genocost en République démocratique du Congo.
Désigné représentant des États de l’Union africaine à l’ouverture de la session, le ministre a mis en lumière les efforts du gouvernement congolais en matière de droits humains, notamment la parité, la gratuité de l’enseignement de base, la couverture santé universelle et la justice transitionnelle. Toutefois, il a souligné que le principal défi reste la guerre d’agression qui, depuis trois décennies, engendre des violations massives et systématiques des droits fondamentaux.
Selon Me Mbemba, plus de 10 millions de morts et autant de déplacés internes sont à déplorer, des chiffres corroborés par des rapports onusiens, dont celui de juillet 2025. Il a cité plusieurs massacres ( Kishishe, Kibumba, Kitchanga, Minova, entre autres ) comme preuves d’une épuration ethnique visant le contrôle des terres riches en minerais.
Le ministre a également annoncé la création d’un mémorial du Genocost à Kinshasa et informé les participants de l’adoption récente par le Parlement congolais d’une résolution reconnaissant les génocides commis en RDC.
Il a par ailleurs plaidé pour une approche africaine des droits humains, appelant à leur décolonisation, et exhorté la Commission à agir pour mettre fin à ce drame humanitaire.
HRM