Le ministère des Affaires étrangères du Japon, par la voix de son porte-parole, Kitamura Toshihiro, a exprimé ce 28 janvier son indignation face à l’escalade de la violence perpétrée par le Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette offensive, qui cible les régions avoisinant Goma et Minova, a causé de nombreuses pertes humaines parmi les civils, les forces de sécurité, et les membres des missions onusiennes et régionales sur place.
Le Japon s’alarme particulièrement de la détérioration de la situation humanitaire dans ces zones en conflit. Les civils et les déplacés internes, déjà fragilisés, subissent un lourd tribut. « La vie des civils est en danger, et l’accès humanitaire reste entravé », souligne la déclaration officielle. Tokyo appelle ainsi le M23 à un retrait immédiat et exhorte toutes les parties au respect du cessez-le-feu, tout en appuyant la mission de la MONUSCO pour la protection des populations et la sécurisation de l’accès humanitaire.
L’implication alléguée des Forces de défense rwandaises dans le soutien au M23, déjà signalée par le Groupe d’experts des Nations Unies, inquiète également Tokyo. Le Japon insiste sur l’importance d’une solution diplomatique entre la RDC, le Rwanda et les autres États de la région pour garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. En soutien aux processus de médiation régionale, tels que ceux de Luanda et de Nairobi, le Japon appelle à une reprise urgente des négociations de paix.
Osée MABIALA