À l’heure où la crise sécuritaire et politique continue de peser lourdement sur l’Est de la RDC, l’opposant congolais Moïse Katumbi choisit de se placer dans le sillage de la pression diplomatique venue de Washington. Dans une déclaration rendue publique à Bruxelles ce 20 février 2026, le président d’Ensemble pour la République salue l’implication des institutions américaines en faveur d’un règlement durable de la crise congolaise, avec en ligne de mire la tenue d’un dialogue national inclusif et la mise en œuvre rapide des Accords de Washington.
Dans son message, Moïse Katumbi dit « saluer le récent communiqué bipartite du Comité des relations étrangères du Sénat appelant à une mise en œuvre rapide et effective des Accords de Washington ». Une prise de position qui s’inscrit dans le prolongement des recommandations issues des auditions de la Sous-commission Afrique de la Chambre des représentants des États-Unis.
Au cœur de sa déclaration, l’ancien gouverneur du Katanga insiste sur la nécessité d’un dialogue national crédible et inclusif pour traiter en profondeur la crise actuelle. Il affirme se « féliciter tout particulièrement de la reconnaissance, par le Congrès des États-Unis, de la nécessité d’organiser un dialogue national crédible et inclusif afin d’aborder, de manière cohérente et globale, les causes profondes de la crise actuelle ». Selon lui, une telle démarche est « essentielle pour garantir la stabilité à long terme, la cohésion nationale et la prospérité de la République démocratique du Congo ».
L’opposant estime également que ce cadre politique contribuerait à consolider le partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington. À ce propos, il relève que cette dynamique « contribuera également à renforcer durablement le partenariat stratégique entre les États-Unis et la RD Congo, en créant un environnement favorable à la pleine application des Accords de Washington ».
Dans la foulée, Moïse Katumbi s’appuie sur une résolution du Congrès américain pour remettre sur la table la question du respect de l’ordre constitutionnel en RDC. Il souligne que le communiqué bipartite « vient conforter la résolution H.R. 559 (2025)…qui appelle à la cessation des hostilités, à l’organisation d’un dialogue national inclusif et au respect strict de la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels, conformément aux articles 218, 219 et 220 de la Constitution de la République démocratique du Congo ».
Le leader d’Ensemble pour la République exprime également sa reconnaissance envers les partenaires impliqués dans la recherche d’une issue durable à la crise congolaise. Il adresse notamment ses remerciements « au président des États-Unis, Donald J. Trump, ainsi qu’aux membres du Congrès américain, pour leur engagement constant, leur vigilance et leur leadership en faveur d’un règlement durable de la crise congolaise et de la stabilité régionale », tout en citant l’Union africaine, l’Angola, le Qatar, le Togo et l’Union européenne parmi les acteurs mobilisés.
Osée MABIALA