Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, parti présidentiel, a vivement réagi à la position de la CENCO, qui s’oppose à toute initiative de changement de la Constitution. En réponse aux évêques catholiques, pour qui « il n’y a ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité du changement de la Constitution », le cadre du parti au pouvoir a tenu à rappeler : « Nous sommes un pays laïque ».
Interrogeant la légitimité de l’épiscopat dans ce débat politique, Augustin Kabuya a lancé : « Cenco d’abord c’est quoi ? ». Il a par ailleurs accusé l’Église catholique de collusion avec l’opposition, affirmant : « Vous touchez l’argent des corrompus, au lieu se taire ».
Le secrétaire général de l’UDPS rejette l’idée que le pouvoir doive se soumettre aux orientations des prélats. « Est-ce que nous sommes assujettis par la politique de la CENCO ? », s’est-il interrogé, estimant que ces derniers ont choisi de « marcher avec des aventuriers » et qu’« il n’y a pas de sérieux dans leur camp ».
Cette sortie intervient au lendemain d’une mise en garde de la CENCO, qui a qualifié de périlleux tout projet visant à modifier la loi fondamentale de 2006, appelant les citoyens à la vigilance face à une éventuelle révision des dispositions jugées intangibles. À l’opposé de cette posture, les Églises du Réveil, représentées par l’archevêque Ejiba Yamapia réputé proche du pouvoir, soutiennent, elles, l’initiative de changement constitutionnel.
Osée MABIALA