Un pas décisif vient d’être franchi dans la région des Grands Lacs. La République Démocratique du Congo et le Rwanda ont signé, ce vendredi à Washington, un accord de paix global mettant fin à plusieurs décennies de tensions meurtrières. Cette entente marque la fin d’une crise ayant coûté la vie à des milliers de civils et provoqué des déplacements massifs ces derniers mois.
Parrainé par les États-Unis, en présence du Secrétaire d’État américain Marco Rubio, cet accord est qualifié par Kinshasa de double victoire : celle d’un retour vers la paix, et celle de la reconnaissance pleine et entière de la souveraineté congolaise.
« Ce jour marque une victoire pour le peuple congolais et pour notre engagement constant en faveur d’une paix durable par le multilatéralisme », a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Elle a salué un texte qui « consacre nos efforts diplomatiques et garantit les protections fondamentales que notre pays exigeait ».
L’accord, inspiré de la Déclaration de principes du 25 avril, engage les deux parties à un processus concret de désescalade, à la restauration de la stabilité dans l’Est de la RDC, et à la fin de ce que Kinshasa qualifie d’« occupation illégale ».
Mais l’enjeu dépasse la sphère diplomatique. Le gouvernement congolais voit dans cet accord une opportunité de redéployer ses ressources vers la reconstruction nationale. Santé, éducation, infrastructures et croissance économique figurent désormais en tête de l’agenda post-conflit.
Kinshasa a exprimé sa reconnaissance aux partenaires internationaux ayant soutenu ce processus. Les États-Unis, le Qatar, l’Angola et le Togo sont salués pour leur rôle crucial dans la facilitation de cet accord historique.
Précieuse PETU