Le gouvernement congolais met en avant les résultats de la régulation de la sous-traitance comme un levier de soutien aux petites et moyennes entreprises locales. Lors d’un briefing presse coanimé lundi 27 avril au studio Maman Angebi de la RTNC, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, et le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, ont insisté sur les avancées enregistrées dans ce secteur.
Au centre des échanges figurait la place de la sous-traitance dans la création d’emplois et dans l’émergence d’une classe moyenne congolaise à travers les PME agréées.
Prenant la parole devant les professionnels des médias, Miguel Kashal a indiqué qu’à l’arrivée de son équipe, le volume d’affaires lié à la sous-traitance tournait autour de 300 millions de dollars américains. Selon lui, les statistiques de 2023 montrent désormais un chiffre dépassant les 2 milliards de dollars.
« Dès notre prise de fonction, nous avons trouvé un chiffre d’affaires de la sous-traitance évalué à près de 300 millions USD. Aujourd’hui, les statistiques font état de plus de 2 milliards USD de chiffre d’affaires réalisés en 2023 », a déclaré le Directeur général de l’ARSP.
Pour l’ARSP, cette progression repose notamment sur les efforts de sensibilisation et le dialogue engagé avec les entreprises principales ainsi qu’avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC). L’objectif, explique l’établissement, est de favoriser une logique de partenariat plutôt qu’une opposition entre grandes entreprises et sous-traitants locaux, conformément à l’esprit de la loi.
L’autorité de régulation souligne également que plusieurs emplois déclarés ont été générés grâce à l’enregistrement des entreprises dans ce cadre. Un partenariat avec l’Office national de l’emploi (ONEM) a aussi été mis en place afin de permettre un échange de bases de données pour un meilleur suivi.
Miguel Kashal a par ailleurs rappelé que la sous-traitance ne concerne pas uniquement le secteur minier, mais s’étend à l’ensemble des secteurs économiques. Des missions de contrôle ont déjà été menées dans plusieurs provinces, notamment au Katanga, au Kongo Central, au Kwilu, à Mbuji-Mayi ainsi qu’au Kasaï Oriental.
À travers cette démarche, l’ARSP entend faire de la sous-traitance un instrument de création d’emplois et un appui durable au développement des entreprises congolaises.
Osée MABIALA