RDC : Amos Mbayo vomi au Comité olympique congolais

Sale temps pour le comité de gestion du Comité olympique congolais (COC). Désormais, des voix se lèvent au sein de cette importante structure sportive et dans les fédérations pour exiger le départ d’Amos Mbayo Kitenge, sempiternel président du COC, Alain Badiashile, Secrétaire général, et Bobo Bondembe, trésorier. Et ce, non sans raisons.

Parmi les griefs qui leur sont reprochés, il y a notamment un sérieux dysfonctionnement entretenu au sein du COC. En effet, depuis 2021, le Comité de gestion de cette structure refuse d’organiser l’assemblée générale pourtant prévue annuellement par les textes réglementaires. «C’est dans les assemblées générales qu’il y a une auto évaluation, des grandes décisions, des corrections,… Il n’y a rien», regrette une source.

A cela s’ajoute naturellement le détournement des fonds des bourses des athlètes. ce qui rappelle le dossier de la boxeuse Marcelat Sakobi. Dans une vidéo très vite devenue virale au mois d’août dernier, son promoteur Godefroid Mwamba accusait déjà les dirigeants du COC d’avoir détourné l’argent destiné à la préparation et la prise en charge de la boxeuse.

«Le Comité Olympique International envoyait à Marcelat Sakobi USD 10 000 chaque trimestre pendant 2 ans pour un total de USD 80 000 pour les 8 trimestres. Dans les USD 10 000, il y avait une partie pour sa vie, une partie pour la location d’un camp d’entrainement afin de lui permettre de bien peaufiner sa préparation et enfin une partie pour les soins de santé. Le comité olympique national ne remettait à la dernière que USD 1 500 pendant 3 trimestres sur le 8. À l’arrivée, la championne du Congo et d’Afrique avait perçu moins de USD 5 000 sur les USD 80 000», révélait-il. 

Nos sources dénoncent aussi le manque de transparence dans la gestion des fonds alloués au COC par le gouvernement pour les jeux africains et les jeux olympiques. «Nos deux dernières participations aux J.O, 7 athlètes à Tokyo et 6 à Paris, on a eu zéro médaille. Comment un pays des sports comme la RDC, à ce niveau de compétition, on ne sait remporter même une médaille», fulmine une source. Ce dernier enfonce: «la RDC est membre du Comité olympique international (CIO) depuis 1968. Mais elle n’a jamais eu même une médaille même de bronze». Et de confier : «Après près de 12 ans sans résultat, en âme et conscience, Amos Mbayo et ses amis doivent démissionner».

Dans les couloirs, on déplore que le Comité Amos Mbayo n’arrive pas à justifier les fonds mis à leur disposition pour les jeux olympiques. «Tout a été détournés par les dirigeants», lâche-t-on. Ce qui expliquerait qu’il n’y ait aucun programme de développement du sport. «Seul l’argent intéresse les dirigeants du comité olympique», tempête un athlète révolté qui, dans la foulée, laisse entendre que le comité Amos Mbayo avait emmené des non sportifs aux Jeux olympiques de Paris «pour les intérêts personnels des dirigeants et aux frais de l’État congolais.

La tenue d’une Assemblée générale dans les normes au mois de novembre reste la voie idéale pour réorienter la conduite du Comité olympique congolais et permettre un renouvellement au profit du développement du sport. Dossier à suivre

MATSHI Darnell

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