La construction de la route Kananga-Kalambambuji poursuit son bonhomme de chemin, à en croire le compte-rendu du conseil des ministres de ce dernier vendredi de l’année 2024. Après sa visite d’inspection, le Président de la République Félix Tshisekedi dit avoir constaté qu’une partie du premier tronçon de cette route est déjà asphaltée par les entrepreneurs chinois. Selon ce dernier, ces Chinois ont repris l’ouvrage depuis septembre dernier.
A en croire les informations techniques recueillies par le Chef de l’Etat, «les 230 Km de route seront rendus praticables en juin 2025». Cependant, a-t-il confié, la route sera livrée dans deux ans, «en attendant les grands travaux d’assainissement et de la pose du bitume».
Les conseils de l’Evêque entendus
Félix Tshisekedi a souligné que cette route, une fois praticable, va, non seulement relier la ville de Kananga à l’océan Atlantique, mais surtout participer au désenclavement de tout l’espace Grand Kasaï et ouvrir la voie notamment vers l’Afrique Australe.
Il a profité de cette communication pour donner quelques orientations, sans doute, inspirées des observations formulées par l’Evêque de Kananga. «Le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour aller au-delà de la finalisation de cette importante route afin d’éviter que notre pays ne soit qu’un déversoir pour d’autres pays», a-t-il indiqué. Et le Chef de l’Etat de souligner : «pour parier à cette éventualité, il convient de résoudre rapidement l’épineux problème de l’énergie électrique et d’adduction d’eau pour booster la transformation et la conservation des produits congolais, surtout agricoles. Ceci inscrira sans nul doute le peuple congolais dans une logique d’échanges réciproques et non de consommation à sens unique». Tshisekedi n’a pas manqué de souligner que l’électrification de cette zone passe par la finalisation des projets (barrages hydroélectriques de)Katende et Mbombo.
Félix Tshisekedi va plus loin. Il estime indispensable d’ «anticiper avec des mesures d’encadrement de l’accès au territoire congolais des produits venant des pays voisins et leur commercialisation dans le strict respect des lois et règlements du pays». Il a aussi martelé sur l’importance d’ «envisager des mesures particulières pour les opérateurs économiques locaux afin d’inciter la production locale» et de «construire des routes interprovinciales et de désertes agricoles en vue de faciliter l’évacuation des produits vers les grandes agglomérations de transformation et de conditionnement avant leur exportation».
Le Président de la République a chargé une task-force gouvernement coordonnée la Première ministre Judith Suminwa de donner effet à toutes les préoccupations majeures. Elle est composée des ministères du Plan, des Transports, de l’Economie nationale, des Infrastructures et Travaux publics, des Ressources hydrauliques et électricité, du Commerce extérieur, de l’Agriculture, du Budget et des Finances.
Rémy NSIMBA