Goma : Les marchandes de produits alimentaires confrontées à des pénuries et des hausses de prix

Depuis le début du conflit armé dans l’Est de la République Démocratique du Congo, les commerçantes de denrées alimentaires à Goma, dans la province du Nord-Kivu, vivent une crise sans précédent. L’approvisionnement devient un véritable casse-tête, les prix flambent et les clients se font rares.

Victime de cette situation, Furaha, marchande de pommes de terre résidant à Ndosho, explique à Focus-actu.cd qu’avant la guerre, l’approvisionnement était normal et les prix stables. Mais aujourd’hui, rien n’est plus pareil. « Les routes sont coupées. Nous ne savons plus où acheter nos marchandises. Pire encore, les banques qui nous prêtaient de l’argent sont fermées, ce qui nous empêche de relancer nos activités », confie-t-elle.

Les vendeuses de légumes, victimes de la crise économique

La situation n’épargne pas les vendeuses des légumes. Avec la baisse du pouvoir d’achat, leurs produits se gâtent avant d’être vendus. Mère de famille, la trentaine révolue, Djasmine exprime son désarroi : « Nos légumes pourrissent faute de clients. Il n’y a plus de circulation d’argent, tout est au ralenti. Nous voulons retrouver la vie d’avant. Que ces visiteurs et leur nouveau régime partent et nous laissent vivre normalement »

Une flambée des prix dans le secteur de la viande

Le secteur de la viande est également en difficulté. Bahati, vendeuse à Goma, explique que le prix du kilogramme de viande est passé de 14 000 FC à 18 000 FC en raison de la rareté du bétail. « Il n’y a presque plus de vache à l’abattoir. Nous sommes obligées de nous approvisionner au marché Kahembe à Birere, mais les prix y sont exorbitants », a-t-elle fait savoir.

Un appel désespéré aux autorités

Face à cette crise, ces commerçantes se sentent abandonnées. Elles ne savent plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Comme de nombreuses femmes de Goma, Bahati lance un cri d’alarme aux autorités compétentes : « Notre prière est que notre Président nous vienne en aide et que nos autorités, qui nous ont abandonnées, reviennent pour nous soutenir ».

Alors que la situation sécuritaire reste incertaine, l’économie locale continue de s’effondrer, mettant en péril la survie de milliers de familles qui dépendent du commerce alimentaire pour vivre. Une solution urgente est nécessaire pour éviter une catastrophe humanitaire.

Précieuse PETU

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