Kinshasa est en état d’alerte après les pluies diluviennes qui ont frappé la ville le week-end dernier, causant d’importants dégâts. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, a dressé un bilan alarmant lors de son intervention dimanche 6 avril à 20 heures sur la RTNC, tout en détaillant les mesures gouvernementales.
Un lourd tribut humain et matériel
Les intempéries ont provoqué des glissements de terrain, emportant des habitations et aggravant les érosions. « Nous avons malheureusement enregistré 22 décès et 46 blessés hospitalisés », a annoncé Jacquemain Shabani. Ce bilan est d’ailleurs passé à 33 morts selon le dernier communiqué du ministère de l’Intérieur.
Plus de 70 familles ont été accueillies dans un centre à Kimwenza. Deux autres sites ont été ouverts dans l’est de la ville, particulièrement touché : l’Institut Lumumba (115 familles) et le site de Ndjili à Kitomesa (100 familles). « Les chiffres ont été actualisés il y a une heure », a précisé le ministre. Certaines zones restent cependant inaccessibles en raison des inondations. « Nous continuons nos efforts pour atteindre tous les habitants », a-t-il assuré.
Renforcement des mesures d’urgence
Un nouveau site d’hébergement est en cours d’aménagement au stade du 20 mai, initialement prévu pour les événements de la Francophonie. Le gouvernement met également en garde contre de nouvelles précipitations. « Nous exhortons les familles des zones à risque à suivre les consignes pour préserver des vies », a insisté Shabani.
Un engagement
gouvernemental réaffirmé
Qualifiant la situation de catastrophe naturelle inattendue, le Vice-Premier ministre a réitéré la mobilisation des autorités. « Nous sommes pleinement engagés à secourir les sinistrés et à garantir leur sécurité », a-t-il déclaré.
Ces inondations rappellent une fois de plus la vulnérabilité de Kinshasa face aux intempéries. Malgré les récurrences, les mécanismes de prévention et de réponse rapide peinent à être efficaces. La capitale a urgemment besoin de stratégies durables pour briser ce cycle de désolation.
Rémy NSIMBA