Lors d’une intervention remarquée sur la radio DW, Thérèse Kayikwamba a mis en lumière une problématique souvent ignorée : la faible représentation des femmes au sein des Confessions religieuses et leur absence dans les discussions sociopolitiques majeures en République démocratique du Congo.
« Je trouve cela préoccupant qu’on ait adopté en tant que société le réflexe de se tourner vers les Confessions religieuses sans pour autant remettre en question le fait que ces Confessions, de par leur structure, leur hiérarchie et leur manière de voir le monde, excluent systématiquement les femmes », a-t-elle déclaré.
Cette critique a été renforcée par l’observation de la récente délégation de la CENCO, où elle affirme n’avoir « pas vu de femmes ». Une absence qu’elle juge « regrettable » au regard du poids démographique des femmes en RDC.
Pour Thérèse Kayikwamba, il est impératif que les femmes soient pleinement intégrées dans la recherche de solutions aux défis du pays. « Nous sommes dans la quête de solutions pour tous les Congolais et toutes les Congolaises, alors que plus de 50 % de la population sont des femmes. Il faut tenir compte de cette dynamique », insiste-t-elle.
Au-delà de ce constat, elle appelle à une réflexion sur l’influence des Confessions religieuses dans la société congolaise. Si elle reconnaît leur rôle, elle s’interroge sur l’espace réservé aux femmes dans ces structures et dans les discussions nationales. « Peut-être que les choses changeront au Vatican dans les prochains jours », lâche-t-elle avec une pointe d’ironie.
Dans un contexte marqué par les tensions persistantes dans l’Est de la RDC, Thérèse Kayikwamba incarne une détermination exemplaire en tant que ministre des Affaires étrangères. Ses efforts constants pour plaider en faveur d’une paix durable et sa capacité à mobiliser les acteurs nationaux et internationaux témoignent de son engagement. En insistant sur l’intégration des femmes dans les processus de résolution de conflit, elle souligne que la paix ne peut être durable sans l’inclusion de tous, à commencer par celles qui représentent plus de la moitié de la population congolaise.
Osée MABIALA