La RDC traverse une tempête financière aux conséquences dramatiques. Plusieurs bailleurs internationaux ont suspendu leurs financements dans des secteurs clés (santé, éducation, eau, assainissement) plongeant le pays dans une urgence humanitaire silencieuse. Face à cette crise, le Président Félix Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme lors de la 37e réunion du Conseil des ministres, exigeant des « mesures immédiates » pour éviter l’effondrement des services publics.
Derrière ces suspensions, un contexte géopolitique tendu: pressions diplomatiques, guerre économique et défiance croissante des partenaires traditionnels. Une situation qui expose la dépendance critique de la RDC envers l’aide extérieure et oblige le gouvernement à repenser en urgence son modèle de financement.
Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité immédiate d’agir pour réduire la dépendance des secteurs stratégiques aux financements extérieurs. Il a demandé qu’une évaluation exhaustive et rigoureuse soit menée pour identifier les secteurs les plus vulnérables à cette rupture de soutien financier et qu’elle soit suivie de la mise en œuvre de mesures concrètes visant à en atténuer les effets.
Félix Tshisekedi a également plaidé pour l’élaboration d’un « Plan national de transition », structuré et réaliste, qui garantira la continuité des services essentiels à la population. Ce plan devra combiner des mesures d’urgence à court terme avec des actions durables pour renforcer la résilience des systèmes éducatif et sanitaire. Une attention particulière devra être portée aux ressources humaines, aux infrastructures, aux équipements, à l’approvisionnement en médicaments, ainsi qu’à l’accessibilité et à la qualité des services.
Le Président a également exhorté son gouvernement à réajuster les priorités nationales en révisant les plans sectoriels et les cadres d’investissement. Ce réajustement stratégique devra s’appuyer sur une approche inclusive et concertée, tout en intégrant des mécanismes de financement innovants. Une mobilisation accrue des ressources nationales, associée à la recherche de partenariats alternatifs, est essentielle pour garantir une meilleure souveraineté budgétaire et une efficacité renforcée de l’action publique.
Enfin, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de repenser la politique nationale de l’aide au développement, pour qu’elle devienne un levier de croissance et d’autonomie nationale. Un rapport détaillant la mise en œuvre de ces recommandations, accompagné d’un calendrier d’actions et d’indicateurs de suivi, devra être présenté dans un délai de 30 jours.
Avec ces mesures, le Chef de l’État espère mobiliser le gouvernement afin de garantir la protection des services essentiels et d’éviter une crise aux conséquences dramatiques pour la population congolaise.
MATSHI Darnell