Dans la salle Le Roseau à Kasa-Vubu, le Collectif des Femmes du Secrétariat général du ministère de la Communication et Médias a clôturé ce 31 mars 2025, les activités marquant le mois de la femme. Cette cérémonie, placée sous le signe de l’engagement féminin, a mis en lumière le rôle déterminant des femmes dans la lutte contre la désinformation et la quête de la paix, alors que la République Démocratique du Congo continue de faire face à une agression armée dans l’Est.
Mobilisation féminine pour la patrie
Représentant le ministre Patrick Muyaya, son Directeur de cabinet, Nicolas Lianza, a ouvert la cérémonie en saluant cette initiative féminine et en soulignant le rôle essentiel des femmes dans la défense des valeurs nationales. « Les ambitions ne sont pas que l’apanage des hommes. Les femmes, en tant qu’êtres complets, ont aussi le droit d’avoir des aspirations qui dépassent le cadre des ménages », a-t-il déclaré, tout en affirmant le soutien du ministère à leurs initiatives.
Le lancement de Femme COMMEDIAS , une campagne portée par les femmes du ministère et du Secrétariat général, a été un moment phare de cette rencontre. Structurée autour de quatre thèmes principaux : Le poison rwandais ne passera pas par moi, la femme, Femme, mobilisons-nous contre la désinformation, Assainir le front médiatique par une bonne information, et Femme, vulgarisons les efforts de nos vaillants soldats, cette campagne incarne l’engagement intellectuel et patriotique des professionnelles des médias dans la bataille pour la vérité et la souveraineté nationale.
La guerre sur plusieurs fronts
Le Directeur de cabinet, Nicolas Lianza, a rappelé les nombreux défis sécuritaires auxquels la RDC fait face, en insistant sur l’importance d’une mobilisation médiatique en complément des actions militaires et diplomatiques. « Si la guerre avec les FARDC et les Wazalendo se mène sur le terrain, la guerre communicationnelle se joue sur les réseaux sociaux, et les femmes doivent être des piliers dans cette bataille », a-t-il martelé.
Citant Albert Einstein, il a évoqué les trois explosions qui menacent le monde : « la guerre mondiale, l’explosion démographique et l’explosion des médias sociaux », avant d’appeler les participantes à se mobiliser pour contrer les discours de haine et la désinformation propagée par l’armée numérique rwandaise.
Les femmes, un modèle de leadership
Au-delà de leur engagement sur le front médiatique, les femmes occupant des postes de responsabilité au sein du ministère ont été saluées pour leur leadership. Présentées comme des exemples inspirants, elles symbolisent l’importance du rôle féminin dans une gouvernance efficace et inclusive.
Un des moments forts de cette rencontre fut le témoignage de Marie Clémence Kangite, élève de la 9ᵉ promotion de l’École nationale d’administration : « C’était pour nous un moment de prise de conscience. Nous avons compris qu’à partir d’aujourd’hui, nous devons être des agents actifs pour défendre notre patrie sur tous les fronts nécessaires afin de retrouver la paix ».
Le délégué de promotion Joël Makelela a également exprimé l’importance de porter un message aligné avec les efforts du gouvernement pour restaurer la paix. « Nous devons refléter l’engagement des autorités et prêcher l’unité nationale à travers une communication responsable », a-t-il affirmé.
Cette mobilisation des femmes de COMMEDIAS est bien plus qu’une célébration. Elle marque un engagement concret, où les participantes ne se contentent pas d’observer, mais agissent activement pour défendre les intérêts du pays. Dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes, elles démontrent que la paix et la souveraineté nationale se construisent aussi par l’union et la détermination sur les fronts médiatiques.
Alors que les défis continuent de s’intensifier, les femmes congolaises rappellent une vérité fondamentale : elles ne sont pas seulement des spectatrices de l’histoire, mais en sont également les bâtisseuses, avec des mots comme armes et la vérité comme force.
MATSHI Darnell