La réouverture de l’aéroport international de Goma, dans la province du Nord-Kivu, est strictement subordonnée à l’autorisation des autorités congolaises et sera rigoureusement encadrée. C’est ce qu’a affirmé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, et porte-parole du gouvernement, précisant les modalités de cette reprise d’activité essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Dans une publication sur le réseau social X, le ministre a été catégorique : « La réouverture de l’aéroport de Goma se fera uniquement sur autorisation des autorités congolaises et uniquement pour des vols humanitaires qui seront effectués en journée », a-t-il déclaré, fixant un cadre opérationnel clair. Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire tendu et vise à garantir la souveraineté et le contrôle des opérations.
Le porte-parole du gouvernement a également fustigé toute tentative de « marchander ou s’opposer à une intervention humanitaire urgente », la qualifiant de « déni » et de « preuve de la barbarie et du cynisme » des agresseurs. Ces propos s’inscrivent dans la mobilisation internationale en faveur des millions de déplacés internes. M. Muyaya a d’ailleurs souligné que l’aide destinée aux Congolais déplacés au Burundi pourrait transiter par l’aéroport de Bujumbura.
Cette position ferme de Kinshasa intervient alors que le sort de l’aéroport de Goma était au cœur des discussions de la Conférence de Paris sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, à laquelle participaient notamment les Présidents Félix Tshisekedi, Emmanuel Macron et Faure Gnassingbé. Le ministre Muyaya insiste sur le fait que la voix de la RDC avait été « clairement portée et surtout entendue » à l’issue de ce rendez-vous diplomatique, réclamant « la vérité, la justice et la paix, une paix durable ».
HRM