Raïssa Malu à la 43e session de l’UNESCO : la RDC mise sur une éducation transformatrice et inclusive

À Samarkand, en Ouzbékistan, la République Démocratique du Congo s’est distinguée lors de la 43e session de la Conférence générale de l’UNESCO grâce à l’intervention remarquée de Raïssa Malu Dinanga, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Devant ses homologues venus du monde entier, elle a exposé la vision d’une éducation « transformatrice, inclusive et tournée vers l’avenir », au cœur des réformes engagées en RDC.

Adoptant une approche à la fois stratégique et sociale, Raïssa Malu a présenté les axes majeurs de la refondation curriculaire en cours dans le pays. Cette réforme érige la citoyenneté active, le respect du bien commun et la solidarité en piliers de l’apprentissage, dans une dynamique de reconstruction des valeurs civiques.

« Cette réforme intègre également les compétences vertes, inspirées de nos initiatives en faveur de la durabilité, notamment à Yangambi, site de l’UNESCO dédié à la recherche sur les sols, le climat et la biodiversité », a-t-elle précisé.

Son intervention s’inscrivait dans une table ronde ministérielle consacrée aux compétences nécessaires à un avenir inclusif et durable. Les échanges ont porté sur les transitions écologique et numérique, la reconnaissance mutuelle des qualifications, la mobilité des jeunes et des enseignants, ainsi que sur les politiques éducatives favorisant l’égalité des genres et l’inclusion.

À cette occasion, la ministre congolaise a salué les avancées permises par la gratuité de l’enseignement primaire, qui a permis à plus de cinq millions d’enfants supplémentaires d’accéder à l’école. Elle a toutefois souligné le défi persistant de la qualité, notamment pour les filles, et appelé à une coopération internationale renforcée pour consolider les systèmes éducatifs africains.

« Cette transformation n’a de sens que si elle s’accompagne d’une coopération internationale et de financements durables. La République Démocratique du Congo soutient pleinement la vision de l’UNESCO pour un nouveau contrat social pour l’éducation et appelle à un agenda post-2030 qui place les compétences numériques, écologiques et civiques au cœur du développement durable », a affirmé Raïssa Malu.

La ministre d’État a également plaidé pour un rapprochement entre les pays africains en matière de politiques éducatives, afin de favoriser le partage d’expériences innovantes et la reconnaissance mutuelle des compétences. Selon elle, cette coopération doit transformer la mobilité des jeunes et des enseignants en un véritable levier de prospérité pour le continent.

« En alliant numérisation, refondation curriculaire, citoyenneté active et inclusion, la République Démocratique du Congo avance vers une éducation transformatrice, centrée sur l’humain et tournée vers l’avenir », a-t-elle conclu.

La 43e session de la Conférence générale de l’UNESCO, qui se poursuit à Samarkand, aborde également des enjeux d’avenir liés à la gouvernance de l’institution, à l’éthique des neurotechnologies et à la coopération mondiale dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture.

Yves Boongo

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