La catastrophe naturelle survenue le 28 janvier 2026 sur le site minier de Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), a provoqué une onde de choc au sein des communautés locales. Alors que le bilan humain reste lourd et encore incertain, la coordination territoriale de la société civile forces vives de Masisi, la Conscience féminine pour les droits et le développement (CFDD-RDC Asbl) et le mouvement Mwanamke Anaweza Asbl montent au créneau et formulent des exigences fermes à l’endroit des autorités nationales et de la communauté internationale.
Dans une déclaration conjointe rendue publique le 31 janvier 2026 à Pinga, ces organisations estiment que le drame de Rubaya ne peut être dissocié de l’exploitation minière illicite qui sévit dans la zone, sans études préalables d’impact social et environnemental, en violation du code minier congolais et des normes internationales.
Face à l’ampleur des pertes humaines et matérielles, mais aussi aux dégâts environnementaux enregistrés, la société civile appelle à des mesures immédiates. Elle exige notamment que « tous les minerais présentés sur les marchés internationaux par le Rwanda, soient considérés au titre des “minerais du sang” et donc interdits, faute de quoi une complicité tacite serait observée ».
Les signataires réclament également « l’arrêt immédiat de l’exploitation illicite des minerais dans les zones congolaises sous occupation, et ce, jusqu’au rétablissement du cadre légal », estimant que la poursuite de ces activités expose davantage les populations civiles à des drames similaires.
La déclaration met l’accent sur la prise en charge des victimes. À ce sujet, les organisations exigent clairement « la réparation des victimes », considérant que les familles endeuillées et les personnes affectées ne peuvent être laissées à leur sort après une telle tragédie.
Au-delà des exigences formulées, la société civile de Masisi appelle à l’ouverture d’enquêtes sérieuses et documentées afin que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue, tant pour les victimes de Rubaya que pour les communautés locales durablement affectées par l’exploitation minière incontrôlée dans la région.
Osée MABIALA