Le mouvement Sauvons la RDC a dénoncé, dans un communiqué publié le 25 juin, la déclaration de l’Union sacrée de la Nation visant la CENCO après sa prise de position contre un changement de la Constitution. La plateforme juge « graves » les accusations portées contre les évêques catholiques et estime qu’elles portent atteinte à leur intégrité morale et à leur honorabilité.
Selon le mouvement, au lieu de répondre aux arguments avancés par les prélats, l’Union sacrée a choisi la voie des « procès d’intention », des « accusations sans preuve », de la « stigmatisation » et des « intimidations ». Sauvons la RDC considère également que les évêques, en raison du rôle historique de l’Église catholique et de sa proximité avec la population, sont fondés à se prononcer sur les grandes questions engageant l’avenir du pays.
La plateforme soutient par ailleurs que le projet de référendum constitutionnel ne constitue pas une réponse aux préoccupations des Congolais. Elle affirme qu’il s’agit d’une manœuvre destinée à détourner l’attention des urgences nationales, notamment l’insécurité, les atteintes aux libertés, la corruption, le chômage, l’effondrement des services publics, la lutte contre l’épidémie d’Ebola et la pauvreté croissante. Elle estime également que la Constitution actuelle n’est pas à l’origine des difficultés auxquelles le pays est confronté.
Sauvons la RDC va plus loin en affirmant que le référendum envisagé ferait du peuple un simple « faire-valoir », tout en réitérant son opposition « catégorique et définitive » à toute révision ou modification de la Constitution.
Dans ce contexte, le mouvement appelle les forces vives de la Nation à ne céder ni aux intimidations ni aux manipulations et à défendre l’ordre constitutionnel ainsi que l’alternance démocratique. Il conclut par un appel patriotique aux Congolais : « L’heure est grave, l’enjeu est clair, le temps nous est compté. Ensemble, mus par la communauté du destin, Sauvons la Constitution : Sauvons la Démocratie, Sauvons la République. Bref, Sauvons la RDC, notre patrimoine commun ! ».
Osée MABIALA