À quelques semaines de la rentrée 2026-2027, l’exécutif congolais tente d’anticiper les risques de paralysie du système éducatif. Lors du dernier Conseil des ministres, le Chef de l’État a fixé une feuille de route stricte pour concilier impératifs sociaux, défis sécuritaires et contraintes budgétaires.
Le spectre des grèves d’enseignants plane traditionnellement sur la reprise des classes. Pour éviter toute perturbation dès le premier jour, le Président Félix Tshisekedi mise sur le dialogue avec les syndicats et le règlement des arriérés salariaux. Il a exhorté l’exécutif à une mobilisation totale :
« Une attention particulière devra ainsi être accordée à la préservation de la paix sociale, à travers un dialogue permanent avec les enseignants, le respect des engagements souscrits par le gouvernement et la consolidation des acquis de la gratuité de l’enseignement ».
Les ministères du Budget et des Finances ont reçu l’ordre d’exécuter sans délai les enveloppes allouées. Dans la foulée, la Première ministre a réclamé un diagnostic financier préalable :
« Cette mise à jour permettra d’identifier les contraintes opérationnelles ou financières afin de proposer des arbitrages stratégiques ».
Elle a toutefois rappelé la rigidité du cadre budgétaire actuel, soulignant que les concessions doivent s’inscrire dans le respect des règles de gouvernance et des équilibres macroéconomiques de l’État.
En insistant sur la discipline budgétaire et la concertation permanente avec les enseignants, l’exécutif joue une partie délicate : garantir une rentrée apaisée sans compromettre les équilibres financiers de l’État.
Remy NSIMBA