De retour à Kinshasa après une courte mission diplomatique en Europe, Martin Fayulu a été accueilli par ses partisans. La mobilisation, présentée par la coalition Lamuka comme « spontanée », a été marquée par des incidents violents que les proches de l’opposant attribuent aux « Forces du progrès », une structure liée à l’UDPS.
Sur X, Jean-Marc Kabund affirme que « les forces du progrès se sont attaquées au cortège du Président Martin Fayulu ». L’ancien président intérimaire de l’UDPS soutient que cette attaque permet désormais de comprendre, selon lui, « pourquoi cette milice a été créée ».
Face à cette situation, Kabund affirme que les militants de Fayulu se sont mobilisés pour défendre le cortège. « Nos courageux militants se sont mobilisés pour repousser les assaillants et assurer la protection du Président Martin Fayulu », écrit-il.
Il condamne par ailleurs « avec la plus grande fermeté ces actes ignobles et irresponsables », tout en mettant en cause leurs « éventuels commanditaires ». Pour Kabund, ces incidents constituent « une atteinte grave à la sécurité et à la liberté d’action politique ».
La coalition Lamuka va plus loin dans ses accusations. Dans une autre publication sur X, elle affirme que « Félix Tshisekedi est l’instigateur de la violence politique en RDC ». Elle accuse également la « Force du progrès » de l’UDPS de s’être attaquée au cortège de Fayulu « avec des machettes », faisant, selon elle, « plusieurs blessés parmi nos militants venus accueillir le Président élu ».
Lamuka demande que « ces troubles à la paix publique doivent immédiatement cesser » et que « les criminels soient traduits en justice ». La coalition réclame également « le démantèlement immédiat de cette milice ».
Tout en dénonçant les faits rapportés, Lamuka appelle ses militants au calme. « Nous ne répondrons ni aux provocations ni à l’escalade de la violence », assure-t-elle, avant de conclure : « Que la justice prenne ses responsabilités ! »
Ces accusations, formulées interviennent alors que le retour de Martin Fayulu était présenté par ses soutiens comme une démonstration de la mobilisation populaire autour de sa personne.
Osée MABIALA