Le ton se durcit au Département d’État américain. Dans une déclaration officielle publiée ce 6 mars 2026, le Secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé la mise en œuvre d’une nouvelle politique de restriction de visas ciblant directement des personnalités influentes impliquées dans la déstabilisation de l’est de la République démocratique du Congo.
Cette mesure de restriction frappe plusieurs hauts responsables rwandais, accusés par Washington d’entretenir l’insécurité régionale. Selon le chef de la diplomatie américaine, ces individus sont sanctionnés « pour avoir alimenté l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo ». Le Département d’État pointe explicitement du doigt la poursuite du soutien au mouvement rebelle M23 et la violation flagrante des Accords de Washington.
Ces agissements, précise la déclaration de presse, « favorisent la violence et compromettent la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs ». En vertu de la loi sur l’immigration et la nationalité, Marco Rubio dispose du pouvoir de déclarer inadmissible tout étranger dont l’entrée « aurait potentiellement de graves conséquences néfastes sur la politique étrangère des États-Unis ».
Fait notable, ces restrictions pourraient s’étendre à certains membres des familles des responsables visés.
Une exigence de désescalade bilatérale
Tout en sanctionnant Kigali, Washington rappelle les obligations incombant aux deux nations pour restaurer une paix durable. Les États-Unis exigent du Rwanda le retrait immédiat de ses troupes et équipements militaires du sol congolais. Parallèlement, la RDC est appelée à neutraliser sans délai le groupe armé FDLR et ses affiliés.
Pour le Secrétaire d’État, la prospérité régionale est conditionnée par le respect de ces engagements. Il avertit que quiconque sera jugé responsable d’avoir entravé ou saboté le processus de paix « fera face à des conséquences ».
Cette offensive diplomatique marque une étape décisive dans la pression exercée par l’administration américaine pour mettre fin au conflit cyclique qui ronge l’est de la RDC.
HRM