Mpox: Le gouvernement congolais en état d’alerte maximale

Le gouvernement de la République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour lutter contre l’épidémie de la variole du singe, également connue sous le nom de Mpox, qui a déjà causé la mort de 548 personnes à travers le pays. Sous la direction de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, les autorités sont en alerte maximale pour protéger toutes les catégories de la population, en particulier à l’approche de la rentrée scolaire.

Le mardi 20 août 2024, une réunion d’urgence s’est tenue à la Primature entre Judith Suminwa, le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Roger Kamba, et Jean Kaseya, Directeur Général d’Africa CDC, l’Agence de Santé de l’Union Africaine. L’objectif était de définir les mesures préventives nécessaires pour contenir la propagation de cette maladie, notamment au sein des établissements scolaires.

Selon la Cellule de communication de la Primature, le gouvernement met en place une stratégie de riposte qui comprend plusieurs volets. En tête de liste figure la sensibilisation dans les écoles, avec une collaboration étroite entre le ministère de la Santé et celui de l’Éducation nationale. En outre, des efforts sont en cours pour assurer la vaccination et la prise en charge des malades, en conformité avec le pilier 4 du programme d’actions du gouvernement, qui vise à garantir l’accès aux services de base, y compris les soins de santé.

Le ministre Roger Kamba a annoncé l’arrivée prochaine d’un lot de vaccins pour renforcer la riposte. Toutefois, il a précisé que les besoins financiers restent colossaux, avec un budget nécessaire de 600 millions USD uniquement pour la vaccination, alors que seulement 49 millions USD ont été annoncés à ce jour. Malgré cette situation, le soutien de partenaires tels qu’Africa CDC et l’Union Européenne a déjà permis de sécuriser 215 000 doses de vaccins.

S’agissant aux efforts de vaccination, le gouvernement met en garde contre un nouveau mode de transmission du virus, par voie sexuelle, observé particulièrement dans la province du Sud-Kivu. Cette forme de transmission, inédite dans la région, complique la lutte contre la maladie, surtout dans un contexte où les déplacements de population et les pratiques sexuelles à risque augmentent.

« On a eu beaucoup de cas à l’Equateur, où, depuis toujours, cette maladie évolue de manière endémique, mais on a récemment encore beaucoup plus des cas dans le Sud-Kivu, parce que tout simplement, depuis l’année dernière, on voit qu’il y a un nouveau mode de transmission par voie sexuelle« , a déclaré Roger Kamba.

Depuis le début de l’année, 15 664 cas potentiels de variole du singe ont été recensés, et les autorités continuent de surveiller la situation de près. Les symptômes de Mpox incluent la fièvre, les douleurs musculaires, la fatigue, et des éruptions cutanées étendues, rendant la détection précoce et l’isolement des cas essentiels pour freiner la propagation de la maladie.

Face à cette crise sanitaire, le gouvernement de la RDC, en partenariat avec des organismes de santé régionaux et internationaux, reste décidément engagé à protéger la population et à maîtriser l’épidémie de Mpox.

Osée Mabiala

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