Des médecins originaires de la République démocratique du Congo (RDC), exerçant au Kenya, ont saisi la justice kényane après le refus du ministère de la Santé de renouveler leurs licences professionnelles, une décision prise sous l’autorité du secrétaire de Cabinet à la Santé, Aden Duale.
Ces praticiens dénoncent une mesure qu’ils jugent discriminatoire et contraire à la Constitution kényane, ainsi qu’aux protocoles de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), organisation régionale dont la RDC est membre à part entière. Ils estiment être assimilés à des ressortissants étrangers, en contradiction avec les principes de libre circulation et d’intégration régionale prônés au sein de l’EAC.
Les médecins concernés assurent avoir exercé légalement au Kenya et rempli l’ensemble des exigences professionnelles et réglementaires requises par les autorités sanitaires. À leurs yeux, le non-renouvellement de leurs licences ne repose sur aucun fondement juridique objectif et porte atteinte au principe d’égalité de traitement.
Par cette action judiciaire, ils sollicitent le renouvellement immédiat de leurs licences et la cessation de pratiques administratives qu’ils considèrent comme discriminatoires. Ce dossier, au-delà des cas individuels, soulève la question plus large de la mobilité professionnelle et des droits des travailleurs au sein de l’espace communautaire est-africain.
La décision attendue de la justice kényane est suivie de près, tant par les professionnels de santé que par les acteurs engagés dans le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Est.
Précieuse PETU