La rentrée scolaire interviendra le 2 septembre prochain. Dans l’entretemps, l’épidémie Monkeypox (variole du singe) sévit dans le pays avec pour principales victimes les enfants. Les cas de contamination se multiplient de jour en jour. Le dernier bilan du vendredi 24 août fait état de 17.342 cas suspects, 3 167 cas confirmés de Mpox en laboratoire par l’Institut national de santé publique et 582 morts dans le pays.
A Kinshasa, il y a plus de 100 cas suspects, plus de 30 cas confirmés et déjà 2 décès. L’épicentre de l’épidémie se trouve au quartier Pakadjuma, dans la commune de Limete.
Les chiffres pourraient certes paraitre négligeables pour un pays qui compte plus ou moins 100 millions d’habitants ou pour une ville qui en compte plus de 10 millions (chiffres estimatifs).
Cependant, le fait que cette maladie se transmet par la salive, la sueur, le sang, les échanges d’habits ou autres objets et les contacts physiques en fait un véritable danger pour les enfants avec la rentrée des classes.
Report de la rentrée est un danger…
Le ministre provincial de la Santé de Kinshasa annonce un risque de confinement si la population ne respecte pas les gestes barrières, en attendant le vaccin. Pour le docteur Pablo Mabanza, expert en santé publique, contacté par notre rédaction, la situation est préoccupante. «Les enfants peuvent retourner à l’école, mais il est impératif qu’ils soient bien informés sur les gestes de prévention», prévient-il.
Cet expert en santé publique recommande la mise en œuvre de campagne de sensibilisation ciblée. Celle-ci devrait se faire à travers des outils visuels comme les boîtes à images, pour s’assurer que les élèves, les enseignants et le personnel scolaire sont conscients des mesures à prendre pour se protéger contre le virus. Ce qui pourrait permettre de limiter efficacement la propagation du virus, tout en préservant le calendrier scolaire. Dr Mabanza est formel: «La priorité doit être donnée à la sensibilisation plutôt qu’au report de la rentrée». A l’en croire, un report pourrait créer une fausse impression de sécurité.
Osée MABIALA