RDC: Voici pourquoi le FCC refuse le dialogue

Pour le FCC, il n’y a aucune garantie que le Président Tshisekedi respectera un accord, fut-il issu d’un quelconque dialogue… Il en veut pour preuves les accords de Genève, Nairobi, FCC-CACH, Luanda,…

Le dialogue pour la recherche de la cohésion nationale, jusque-là porté par l’opposant Martin Fayulu, n’emballe pas le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. La raison de son refus est simple: le camp Kabila n’a pas confiance au Président Félix Tshisekedi. «Celui qui incarne le pouvoir en place (le Président Tshisekedi) n’a jamais respecté et ne respecte aucun accord ou engagement qu’il prend», dit le mémorandum du FCC adressé au Secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix. Le FCC en veut pour preuves les accords de Genève, Nairobi, FCC-CACH, Luanda,…

«Il n’y a aucune garantie qu’il respectera un accord, fut-il issu d’un quelconque dialogue», cogne-t-il. Et d’enfoncer: «Pire, (Tshisekedi) viole quotidiennement la Constitution et les lois de la République, parjurant ainsi le serment qu’il a prêté devant la nation et le monde de respecter ces textes»

Le FCC souligne également que le Président Tshisekedi n’a jamais exprimé de lui-même, le souhait d’un dialogue avec l’opposition. «(Ce qui est) une preuve patente de l’absence de volonté politique et qui donc ne s’y résoudrait éventuellement que pour répondre à la pression extérieur et comme moyen de légitimer et de conforter son pouvoir de plus en plus décrié par le peuple».

La voie de l’article 64…?

Le FCC rappelle que chaque jour, la RDC perd une partie plus importante de son territoire. «Dans ce contexte, tout dialogue qui n’impliquerait pas tous les Congolais protagonistes de la crise multiforme qui déchire actuellement le pays, ne résoudra aucun problème», soutient-il. Le regroupement cher à Joseph Kabila y voit trois grands dangers: le risque de prolonger la souffrance de la population de l’Est, de renforcer en elle le sentiment d’abandon et aussi de consacrer l’inacceptable «balkanisation, de fait, actuelle du pays».

Le FCC estime que le problème à la base de tous les maux est «l’illégitimité du pouvoir actuel, sa mauvaise gouvernance, et la dictature de plus en plus féroce qu’il a instaurée».

Pour le FCC, le dialogue n’est pas le remède indiqué. «L’unique solution est que ce régime et ceux qui l’incarnent dégagent, en application de l’article 64, alinéa 1er de la Constitution de la République».

Ce mémo du FCC a été remis à Jean-Pierre Lacroix lors d’une rencontre qui a réuni les opposants Martin Fayulu, Emmanuel Shadary pour le FCC de Joseph Kabila, et Dieudonné Bolengetenge pour ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

HRM

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