Après une rencontre avec Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), à Goma le 12 février, la délégation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) a été reçue ce jeudi 13 février par le président rwandais Paul Kagame à Kigali.
Ils ont échangé sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la RDC, où Kigali est accusé de soutenir les offensives du M23 contre les Forces armées de la RDC (FARDC). L’objectif de cette rencontre était de plaider pour une approche pacifique et une stabilisation durable de la région des Grands Lacs, renseigne-t-on.
Après Kigali, la CENCO et l’ECC entendent rencontrer des figures majeures de l’opposition politique congolaise en exil, notamment Moïse Katumbi et Frank Diongo.
Dialogue avec Corneille Nangaa et la coalition M23-AFC
Lors de leur échange avec Corneille Nangaa, les représentants de la CENCO et de l’ECC ont, entre autres, discuté des racines du conflit et des perspectives de paix. Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, a souligné l’importance du dialogue inclusif : « En les écoutant, ça nous a motivés davantage à travailler dans le sens de ce pacte. On a compris qu’il y a beaucoup de choses qui pourraient être réglées si les Congolais se mettaient autour d’une table. »
Une crise sécuritaire qui s’aggrave
Ces rencontres interviennent dans un contexte de tensions accrues dans l’Est du Congo, où les affrontements entre les FARDC et la coalition M23-RDF-AFC s’intensifient, notamment dans plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’initiative du « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs », portée par la CENCO et l’ECC, vise à trouver des pistes de solutions durables à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Précieuse PETU