Dans la nuit du 22 mai 2025, un incendie dévastateur a frappé le bâtiment du ministère de l’Intérieur, sur le boulevard Triomphal à Kinshasa. Le bilan humain est tragique : une personne a été retrouvée calcinée sur les lieux.
Selon les témoignages recueillis, le feu s’est déclaré vers 00h20′ dans la salle de réunion, alors en plein travaux d’électrification. Les flammes se sont rapidement propagées jusqu’au parking, ravageant plusieurs véhicules du personnel. Malgré l’intervention des services de sécurité et des unités anti-incendie de la Police nationale congolaise, le sinistre a causé d’importants dégâts matériels.
Le constat préliminaire, établi le lendemain par les enquêteurs, pointe un court-circuit provoqué par la victime, un agent chargé de l’entretien, survenu alors que l’installation électrique menée par une équipe dirigée par Patrick Nduita n’était pas achevée.
Si les électriciens présents ont été arrêtés, le mystère demeure autour du sort du chef d’équipe, Patrick Nduita, introuvable depuis le drame. Cette disparition alimente de vives inquiétudes dans son entourage. Contacté par téléphone, un proche de la famille confie : « Nous redoutons le pire pour Patrick ». Il dénonce une situation « teintée d’arbitraire ». Plusieurs électriciens et agents de sécurité ont fini dans les cachots des services de sécurité, d’autres à la prison centrale de Makala, sans qu’aucun procès n’ait été organisé.
Si officiellement l’enquête se poursuit, un activiste des droits de l’homme estime que les pratiques de détention extrajudiciaire dénoncées par les proches soulèvent de lourdes questions sur la transparence de la procédure et la sécurité des personnes arrêtées.
MALALA Joseph