La rentrée scolaire, prévue ce lundi 10 février 2025, n’a pas connu l’affluence habituelle dans plusieurs écoles de Goma et ses environs. En cause : la situation sécuritaire marquée par la présence des rebelles du M23 dans la région. Craignant pour la sécurité de leurs enfants, de nombreux parents ont préféré les garder à la maison.
« Nos enfants n’iront pas à l’école tant que le M23 occupe nos terres », affirme une mère de famille rencontrée dans un quartier de la ville. Un autre parent partage son inquiétude, mais avance un argument différent : « Si nous envoyons nos enfants à l’école, c’est comme si nous acceptions ce nouveau régime imposé par l’AFC/M23. »
Des écoles vides malgré la présence des enseignants
Dans plusieurs établissements scolaires, les enseignants et le personnel administratif étaient bel et bien présents, conformément aux recommandations des autorités compétentes. Cependant, l’absence quasi totale d’élèves a marqué cette première journée.
« Malheureusement, aucun parent n’a amené son enfant ce matin. Nos bus scolaires ont circulé, mais les arrêts étaient vides. Nous espérons que la situation changera demain », confie un directeur d’école, inquiet pour la suite de l’année scolaire.
Un autre responsable d’établissement indique qu’il observera l’évolution de la situation tout au long de la semaine. « Nous sommes prêts à accueillir et encadrer les élèves, mais nous attendons leur retour. »
Un avenir incertain pour l’année scolaire
Alors que les activités scolaires ont officiellement repris ce lundi, l’absence massive des élèves pose la question de l’effectivité des cours dans cette partie du pays. Les autorités éducatives appellent les parents à envoyer leurs enfants en classe, mais ces derniers restent divisés entre la peur et un refus perçu comme un acte de résistance face à la situation actuelle.
Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si la rentrée pourra véritablement reprendre son cours normal ou si la crise sécuritaire continuera d’entraver l’éducation des enfants de Goma.
Précieuse PETU