Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a reçu ce mardi 15 juillet dans son cabinet une figure emblématique de la presse congolaise : Pauline Kabangu Tshita, première femme journaliste du pays. Une rencontre placée sous le signe de la reconnaissance d’un parcours exceptionnel, entre mémoire professionnelle et transmission intergénérationnelle.
Pendant une trentaine de minutes, l’échange a porté sur le riche itinéraire de celle qui a marqué l’histoire de l’OZRT, aujourd’hui RTNC. « Le ministre a voulu échanger un peu avec moi sur mon parcours, sur le travail que j’effectuais à la RTNC, tant à la télévision qu’à la radio », a-t-elle confié. Revenue au pays après 30 ans passés à l’étranger, Pauline Kabangu tenait à « marquer cela d’une manière ou d’une autre ».

Ancienne journaliste permanente à la Présidence de la République sous Mobutu Sese Seko, elle rappelle avec force que le journalisme est « un métier noble, qui requiert rigueur, discipline, et surtout le respect de l’éthique et de la déontologie ». Dans un témoignage chargé de souvenirs, elle a évoqué les exigences de l’ancien chef de l’État : « Étant lui-même journaliste, feu le Président Mobutu était très exigeant ; il voulait que ses journalistes excellent. Il appelait personnellement pour s’enquérir d’un retard dans la diffusion d’une édition du journal ou d’une émission ».
De 1965 à 1995, Pauline Kabangu a évolué dans les plus hautes sphères de la presse d’État, devenant notamment la première femme à occuper le poste de rédacteur en chef et directrice de la chaîne stéréo. « Le journalisme, c’est toute ma vie », a-t-elle déclaré, avant de relater ses débuts à la radio de Mbuji-Mayi et son ascension à Kinshasa après avoir réussi un concours à la RTNC.
Pour les jeunes générations, son message reste clair : « Je les encourage à persévérer dans le travail. Il faut exercer ce métier avec beaucoup de sérieux. Il faut l’aimer pour pouvoir bien le faire ».
Osée MABIALA