Déclaration de principes: le Cadre de concertation exige un dialogue national structuré fondé sur la Constitution et la paix

La signature récente d’une déclaration de principes entre le gouvernement congolais et la coalition rebelle AFC/M23 suscite à la fois espoirs et critiques. Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, lui, insiste sur la nécessité d’un débat national structuré et inclusif, dépassant les seules négociations avec les groupes armés.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 21 juillet, le Cadre appelle à une approche beaucoup plus large de résolution de la crise, insistant sur l’urgence d’un dialogue véritablement national. « Il est donc impératif d’élargir le champ des possibles pour favoriser une participation plus large et approfondir les discussions à la faveur d’un débat national », peut-on lire dans ce document cosigné par Lubaya Claudel André et Seth Kikuni.

Ce débat, selon eux, doit être « plus structuré, inclusif, républicain et respectueux, guidé par le souci de rétablir les équilibres nationaux rompus à la suite de la mal gouvernance du pays ». Il s’agirait, à leurs yeux, de privilégier un cadre fondé sur « l’adoption d’un pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble porté par la mission conjointe ECC-CENCO ». Ils estiment que seule une telle démarche permettrait à la République démocratique du Congo « d’enterrer ses vieux démons » et d’ouvrir enfin « un nouveau chapitre de sa vie nationale fondé sur le respect de la Constitution et des lois de la République, la tolérance, la paix et la cohésion nationale ».

Tout en saluant les efforts de médiation déployés à Doha, le Cadre de concertation rejette toute approche partielle ou exclusive, et s’oppose aux schémas imposés de l’extérieur. « Il est inacceptable de ne privilégier que des accords d’intégration régionale imposée, pour résoudre partiellement une crise sécuritaire dont il est en partie responsable, sans y associer l’ensemble du corps social et politique de la Nation », avertit-il.

Aux yeux de ses signataires, le moment actuel exige plus qu’une volonté politique affichée : il requiert « une obligation morale, un devoir patriotique et une exigence politique » face aux tensions récurrentes qui menacent « l’existence même » de la nation congolaise.

Osée MABIALA

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