RDC – Environnement | la Direction d’Assainissement s’impose comme un pilier de la souveraineté environnementale et sanitaire

Sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, la République démocratique du Congo entend passer à une nouvelle étape de son engagement pour un pays « propre, sain et durable ». À travers une stratégie ambitieuse portée par la ministre d’État à l’Environnement, Ève Bazaïba, le gouvernement place l’environnement et la santé publique au cœur de ses priorités.

Au centre de cette dynamique, la Direction d’Assainissement (DAS), dirigée par Malick Mwamba Tshibangu, est chargée de concrétiser cette vision à travers une approche jugée « holistique », combinant éducation, sensibilisation, innovation technique et mobilisation communautaire.

« Le nouveau management de la DAS veut mettre en place une organisation basée sur la certification », indique la structure, citant les normes internationales comme la NCD ISO 9001 (management de la qualité), ISO 14001 (management environnemental), ISO 17020 (inspection de conformité réglementaire) et ISO 17025 (laboratoires d’analyse environnementale et sanitaire).

Dans cette optique, la DAS s’active sur plusieurs axes : contrôles renforcés des forages et points d’eau, inspections sanitaires et environnementales à l’échelle nationale, promotion de fosses septiques biodigesteurs sans vidange, et modernisation de ses laboratoires. « Plusieurs plateaux techniques permettront de traiter une large gamme de matrices environnementales : eaux, sols, sédiments, air, aliments, parasites et polluants chimiques et biologiques », précise-t-on.

La réforme en cours vise à faire de la DAS un véritable instrument de souveraineté nationale. Elle devra jouer un rôle central dans la surveillance environnementale continue, la riposte aux épidémies, notamment le choléra, la gestion scientifique des données écologiques et la valorisation sanitaire.

« La DAS sait agir aujourd’hui pour garantir l’avenir d’un Congo propre, sain, résilient, durable et mobilisé autour des questions environnementales et de santé publique », affirme la structure, qui entend également offrir des prestations techniques aux institutions publiques, au secteur privé et aux partenaires du développement.

Forte de ses acquis sur la scène internationale – du Crédit carbone au Fonds bleu pour le bassin du Congo en passant par les COP sur le climat – la RDC veut ainsi ancrer son leadership mondial dans des actions locales concrètes.

Osée MABIALA

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