Ce 15 septembre 2025, le Président du Sénat, Sama Lukonde, a ouvert la session parlementaire avec une allocution dense, articulée autour des enjeux sécuritaires, sociaux et économiques de la République Démocratique du Congo. Tandis que la Chambre basse s’agite autour d’une pétition contre Vital Kamerhe, Lukonde a préféré jouer la carte de l’apaisement institutionnel et de la loyauté politique.
Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a été cité à cinq reprises, preuve d’un alignement assumé. Dès l’ouverture, le ton est donné: « Il incombe aux Sénateurs (…) de faire preuve d’un engagement loyal aux côtés de Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI, Président de la République, Chef de l’État et Garant du bon fonctionnement des institutions ».
Sur le front sécuritaire, le discours n’a pas fait dans la dentelle. Sama Lukonde a dressé un tableau préoccupant: violences persistantes à l’Est, recrudescence de la criminalité à l’Ouest, notamment à Kinshasa avec des « braquages en plein jour » et des « enlèvements contre rançons ». Il a aussi alerté sur les « menaces immatérielles par la cybercriminalité et le recours abusif à l’intelligence artificielle ».
Saluant la Loi sur la programmation de la Police Nationale Congolaise, il a exhorté le gouvernement à « accélérer sa mise en œuvre » pour une lutte efficace et professionnelle.
Côté social, le ton est resté ferme. Lukonde a pointé la cherté de la vie, les embouteillages, l’insalubrité et la résurgence d’épidémies comme le choléra ou la variole simienne. Il a plaidé pour « un encadrement » renforcé de la jeunesse et une attention urgente aux déplacés internes, vivant dans « des conditions d’extrême vulnérabilité ».
Il a, en outre, appelé à « plus de rigueur dans l’examen du projet de loi de finances 2026 », traçant une feuille de route institutionnelle ambitieuse, entre coordination et responsabilité.
HRM