Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia M’pwanga, 83 ans, a officiellement confirmé son intention de se porter candidat à la succession de Vital Kamerhe à la présidence de l’institution. Interrogé ce jeudi 23 octobre sur ses ambitions, ce vieux routier de la politique zaïro-congolaise a déclaré sans détour : « Je suis parmi les candidats ». Cette déclaration vient bousculer la géopolitique interne de l’Union sacrée de la nation.
La question de la « géopolitique » et des candidatures
Les propos de M. Mboso font écho à la rumeur persistante selon laquelle le député Aimé Boji serait le candidat privilégié par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour occuper le perchoir. Ce soutien, si confirmé, justifierait d’ailleurs le récent départ de ce dernier du Gouvernement pour regagner l’hemicycle.
Interrogé sur les enjeux géopolitiques, Mboso a fermement rejeté toute idée d’exclusive. « Quelle géopolitique ! Nous sommes au Congo, nous avons 26 provinces, le Chef de l’État choisit un Congolais à qui il veut confier des responsabilités », a-t-il lancé, ajoutant qu’il ne souhaite pas non plus qu’un collègue soit écarté à cause de sa candidature : « Je ne veux pas non plus qu’à cause de moi qu’on révoque quelqu’un, non ».
Appel à la confiance des députés
Le deuxième vice-président s’est adressé directement aux députés nationaux. Il leur a ainsi demandé : « de me faire confiance et de m’apporter toutes leurs voix ».
La candidature de Christophe Mboso, figure de la majorité présidentielle, marque l’ouverture d’une nouvelle bataille politique pour la présidence de la Chambre basse. Mboso avait déjà tenté de glaner ce poste par le passé, notamment lors d’une précédente élection où il s’était mesuré à Vital Kamerhe.
MATSHI Darnell