Dans le cadre du concept « MinÉtat face à la presse », le ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement, Maître Guy Loando Mboyo, a dressé, lundi 17 novembre, le bilan de ses cent premiers jours de mandat. À cette occasion, il a présenté une série d’innovations majeures visant à moderniser les relations entre le gouvernement et les deux Chambres du Parlement.
Dès sa nomination à ce portefeuille souvent relégué au second plan, Guy Loando s’est engagé à en revaloriser le rôle. Il a reçu ses prédécesseurs afin de recueillir leur vision et capitaliser sur leur expérience. Fort de ces échanges et de sa propre capacité à proposer des réformes, le « Colibri » a lancé plusieurs initiatives structurantes.
Parmi elles, la création de l’Académie parlementaire de la RDC (APA-RDC), en collaboration avec le ministère de la Formation professionnelle. Inspirée de modèles internationaux, cette institution vise à former et renforcer les capacités des collaborateurs des élus, notamment les assistants parlementaires. « Nous avons estimé que dans le cadre de l’exercice du pouvoir public ceux qui doivent exercer doivent avoir des compétences », a-t-il souligné. La première session de l’Académie est prévue pour janvier 2026.
Pour garantir une meilleure transparence et un suivi rigoureux des engagements de l’Exécutif, Loando a instauré un dialogue permanent sous forme de « Saison d’évaluation de l’action du gouvernement ». Ce cadre d’échanges, public et pérenne, permettra à la population de suivre les débats sur l’efficacité des politiques menées.
Souhaitant valoriser le travail parlementaire et améliorer la communication institutionnelle, le ministre d’Etat a également lancé le magazine L’Hémicycle. Ce nouvel outil vise à renforcer le lien entre les institutions et les citoyens, en diffusant plus largement les informations sur les activités législatives.
Par ailleurs, Guy Loando a présenté le Mécanisme national de redevabilité gouvernementale, conçu pour renforcer la transparence et la traçabilité des actions de l’Exécutif devant le législateur.
Ce n’est pas tout. Une dernière proposition a été avancée: la mise en place d’un Cadre de concertation interinstitutionnelle, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ce mécanisme, encore en attente d’adoption, vise à structurer davantage la coordination entre les institutions.
À travers ces réformes, le ministère d’Etat en charge des Relations avec le Parlement se positionne comme un pilier stratégique du dialogue institutionnel, moderne et orienté vers les résultats. Il assure ainsi la pleine représentativité du gouvernement auprès des deux Chambres et s’inscrit dans la vision du Chef de l’État.
HRM