RDC: l’UDPS dénonce l’enlèvement de son vice-président fédéral à Goma par le M23

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a condamné, dans un communiqué officiel daté du 22 décembre, l’enlèvement de Kakule Kibindo, vice-président fédéral du parti à Goma. Selon cette déclaration, l’enlèvement a eu lieu le dimanche 21 décembre et aurait été perpétré par des éléments armés de l’AFC/M23, qualifiés de « forces d’occupation opérant illégalement » dans le Nord-Kivu.

Pour le parti présidentiel, cet acte s’inscrit dans une dynamique plus large de remise en cause des principes démocratiques. Augustin Kabuya, secrétaire général et président a.i. de l’UDPS, dénonce une « violation grave et manifeste des droits humains », portant atteinte à la sécurité individuelle ainsi qu’à la liberté d’expression et d’opinion politique.

Face à cette disparition jugée alarmante, l’UDPS exige « sans délai ni condition aucune la libération immédiate et inconditionnelle » de son cadre. Le parti appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités, en interpellant notamment les Nations Unies et l’Union africaine sur les exactions commises dans l’Est du pays. Il tient l’AFC-M23 et ses soutiens rwandais pour seuls responsables de l’intégrité physique de Kakule Kibindo.

Cette dénonciation intervient dans un contexte de crispation croissante autour des libertés publiques. À Kinshasa, plusieurs figures de l’opposition alertent également sur une vague d’enlèvements et d’arrestations arbitraires. Des cas récents, comme celui d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, ainsi que ceux d’autres personnalités politiques et journalistes, sont régulièrement cités par la société civile comme autant d’indices d’un rétrécissement préoccupant de l’espace d’expression en RDC.

MATSHI Darnell

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