Télécoms : la Première Ministre exige la qualité des services et défend la souveraineté numérique

La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a convoqué, le 10 février 2026, une réunion stratégique autour de la question sensible de “l’intrusion numérique” et de “l’utilisation illégale des fréquences congolaises par un opérateur étranger”.

Autour de la table : le Ministre des Postes et Télécommunications, le Président de l’ARPTC ainsi que les responsables d’Airtel, Orange et Vodacom. Objectif : faire face à ce qui est perçu comme une atteinte à la souveraineté numérique de la République démocratique du Congo.

À l’issue des échanges, des mesures claires ont été arrêtées. D’abord, une instruction a été donnée à l’ARPTC de “prendre en charge immédiatement le dossier sur le plan technique”. Ensuite, le Gouvernement a décidé de la “saisine des instances internationales compétentes”. La ligne est sans ambiguïté : “Tolérance zéro face à toute atteinte à la souveraineté numérique”.

Au-delà de cette affaire d’intrusion, Judith Suminwa a également haussé le ton sur la qualité des services offerts aux abonnés. Elle a exigé une amélioration rapide des prestations, en particulier dans les provinces où les plaintes des usagers restent récurrentes.

La Cheffe du Gouvernement a en outre rappelé la nécessité de la mise en œuvre effective des 5 % de parts sociales détenues par des Congolais dans les sociétés de télécommunications, une disposition appelée à renforcer l’ancrage national du secteur.

À travers ces décisions, l’Exécutif réaffirme son engagement pour la souveraineté technologique et la protection des intérêts nationaux dans un secteur stratégique devenu crucial pour la sécurité et l’économie du pays.

Osée MABIALA

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