En marge de la Conférence de Munich, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a réaffirmé la détermination du gouvernement de la République démocratique du Congo à explorer toutes les voies diplomatiques pour restaurer la sécurité.
Interrogée par la Deutsche Welle (DW) sur l’entrée en vigueur d’un nouveau cessez-le-feu, la cheffe de la diplomatie congolaise a placé le sort des civils au cœur de l’action gouvernementale. « On ne peut pas se permettre le luxe de ne pas essayer d’obtenir la paix », a-t-elle martelé, rappelant que les populations sous occupation sont avant tout des Congolais que l’État a le devoir de protéger.
Face à la multiplicité des initiatives diplomatiques, la ministre a écarté toute idée de concurrence. Elle a précisé que les différents mécanismes, qu’ils soient régionaux ou internationaux, constituent des « processus complémentaires » appelés à se « renforcer mutuellement ».
L’objectif demeure d’obtenir des avancées tangibles sur le terrain afin de soulager les populations civiles, premières victimes du conflit.
Toutefois, Kinshasa conditionne la réussite de ces efforts à une exigence de fermeté de la part des médiateurs. La ministre insiste sur le fait qu’il ne peut y avoir de paix durable sans un respect strict des engagements.
« Nous nous engageons donc dans ces processus avec l’attente que les facilitateurs vont nous aider aussi à tenir toutes les parties redevables vis-à-vis de leurs engagements », a-t-elle déclaré.
Pour Kayikwamba, la différence doit désormais se faire sur la « redevabilité » et la responsabilité des acteurs impliqués, afin de mettre un terme définitif à trois décennies de souffrances.
HRM