Alors que les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie d’Ebola Bundibugyo dans l’Est du pays, la communauté internationale plaide pour une intensification de la riposte. Réunis autour d’un appel conjoint, les dirigeants du G7 ont insisté sur la nécessité d’une action concertée afin de soutenir les pays touchés et limiter les risques de propagation de la maladie.
Dans leur déclaration, les membres du G7 et plusieurs pays partenaires ont exprimé leur solidarité avec les populations affectées par cette flambée épidémique qui sévit en République démocratique du Congo et en Ouganda. Ils ont notamment souligné les difficultés auxquelles fait face la riposte dans des zones marquées par l’insécurité et des contraintes logistiques importantes.
Cette mobilisation internationale intervient alors que le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a récemment présenté un bilan faisant état de 808 cas confirmés et de 192 décès. Les autorités congolaises ont également mis en avant les défis liés à la sensibilisation des communautés et à la lutte contre la désinformation, considérés comme des facteurs déterminants dans la maîtrise de l’épidémie.
Pour les dirigeants du G7, le premier objectif doit être « d’empêcher toute propagation supplémentaire », aussi bien dans les zones affectées de l’Est de la RDC que vers les pays voisins. Ils estiment que la réussite de la riposte repose notamment sur le traçage des contacts, les capacités de dépistage, les mesures d’isolement, la surveillance aux frontières ainsi que l’engagement des communautés.
Les membres du groupe ont également réaffirmé leur volonté de soutenir « une réponse mondiale coordonnée » afin d’accélérer le développement et le déploiement de vaccins, de traitements et d’outils diagnostiques adaptés à cette souche du virus.
Tout en saluant les efforts déployés par les gouvernements, les personnels de santé et les volontaires engagés sur le terrain, le G7 a mis en avant l’importance d’une coopération étroite entre les différents intervenants. Les dirigeants ont ainsi appelé les acteurs de la riposte à « améliorer la coordination et éviter les duplications » afin de garantir une utilisation efficace des ressources mobilisées.
Préoccupés par les risques sanitaires au-delà des frontières de la région des Grands Lacs, ils ont également souligné la nécessité de veiller à ce que « ce virus dangereux ne se propage pas », plaidant pour un renforcement de la coopération internationale en matière de surveillance et de sécurité sanitaire.
Osée MABIALA