La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) accueille favorablement les orientations données par Félix Tshisekedi pour le Dialogue national, tout en mettant en garde contre toute dérive vers l’impunité ou le partage politique du pouvoir.
Dans une réaction rendue publique après le message présidentiel du 27 août, le coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, estime que les termes de référence annoncés par le Chef de l’État rejoignent plusieurs revendications défendues par son organisation dans le cadre de la campagne « La Parole au Peuple ».
Pour la NSCC, le principal enjeu sera toutefois de préserver la finalité du dialogue. L’organisation de la société civile refuse que les assises servent à blanchir les responsables de violences ou à négocier des positions politiques.
« Le dialogue ne peut être ni un mécanisme d’impunité, ni une plateforme de partage de pouvoir », affirme Jonas Tshiombela, qui insiste : « La paix ne doit pas consacrer l’impunité, et la violence ne peut constituer un moyen d’accès au pouvoir ».
Autre point salué par la NSCC : la volonté affichée de ne pas reproduire les schémas des précédents forums. L’organisation estime que le processus doit dépasser le traditionnel face-à-face entre acteurs politiques et religieux pour faire une place réelle aux citoyens.
« Il doit être un véritable dialogue national, dans lequel le peuple congolais est acteur, sujet et bénéficiaire », soutient Tshiombela.
Sur la réforme constitutionnelle, la NSCC maintient par ailleurs sa position : les décisions engageant l’avenir institutionnel du pays doivent relever directement de la souveraineté populaire.
L’organisation se dit ainsi favorable à un dialogue consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État, mais prévient qu’elle s’opposera à « l’impunité », à « la confiscation de la parole du peuple » et au « partage politicien du pouvoir ».
Osée MABIALA