Remise de permis de culte aux pasteurs de CUR | Constant Mutamba à Dodo Kamba : « il faudrait que l’on vous prenne pour modèle »

C’est dans une ambiance solennelle et empreinte de reconnaissance que des centaines de pasteurs des Communautés unies du réveil (CUR) ont reçu, ce lundi 12 mai au ministère, leurs permis d’exercice du culte des mains du ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba. Une cérémonie marquée par des discours forts, mettant en lumière l’engagement exemplaire de cette confession religieuse et la vision réformatrice du gouvernement.

Une mobilisation exemplaire saluée par l’État

L’archevêque supérieur des CUR, Dodo Israël Kamba, a ouvert les allocutions en soulignant la détermination de sa Confession à accompagner l’État dans cette démarche d’identification. « Nous nous sommes engagés dans cette tâche lourde, tout en sachant que notre secteur est très compliqué », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons saisi tout le monde dans la ville-province de Kinshasa. Nous nous sommes mobilisés, cotisés, car notre travail est noble ».

Une organisation interne remarquable, saluée par le ministre Constant Mutamba, qui n’a pas caché son admiration pour la structuration des CUR.

« Je n’ai cessé de le dire, il faudrait que l’on vous prenne comme exemple et pour modèle », a-t-il affirmé. « Si chaque confession religieuse était ainsi organisée, cela nous éviterait, à nous l’État, de régler des petits problèmes de chambre ».

Un leader « exceptionnel »

Le ministre n’a pas tari d’éloges à l’égard de l’archevêque supérieur des CUR, dépeignant un homme résolument tourné vers le progrès. « Son Éminence Dodo, sincèrement, c’est un homme exceptionnel. Je ne dis pas cela parce qu’il est là. Je l’ai suivi avant d’être ministre », a-t-il confié. « Il n’est pas dans des bêtises, pas dans des futilités. C’est : on avance, on avance. C’est les changements, c’est les développements. Et ça, c’est rare ».

Une reconnaissance qui va au-delà des simples mots, puisque le ministre a annoncé qu’il prendra des mesures visant à protéger les pasteurs, à l’image des dispositions accordées à d’autres confessions. « Je ne vois pas pourquoi on accorderait des privilèges à un abbé et non à Son Éminence Dodo Kamba ou aux pasteurs des CUR », a-t-il martelé. Et d’appuyer : « L’idée, c’est de vous organiser pour vous mettre sur le même pied d’égalité ».

Un permis pour « protéger et honorer » les hommes de Dieu

Outre la régulation du secteur religieux, cette opération vise avant tout à offrir une reconnaissance officielle aux ministres du culte. « Quand on te donne une carte, un permis de culte, ça te protège. C’est pour ton propre bien », a expliqué le ministre. Puis : « Il suffit de présenter ta carte, on scanne, et on sait te respecter et te traiter différemment »

Une avancée que Dodo Kamba a accueillie avec gratitude, y voyant une marque de considération historique.

« L’Histoire retiendra que pour la première fois, le travail que tout le monde a souvent méprisé dans ce pays a été pris en considération et orienté dans un bon sens », a-t-il déclaré, avant de conclure : « Même nos fils qui viendront demain n’oublieront jamais ce que vous faites ».

Cette cérémonie, bien plus qu’une simple formalité administrative, marque ainsi un pas décisif vers une meilleure reconnaissance des églises locales, avec les CUR en fer de lance.

HRM

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