Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a signé ce lundi 1e décembre 2025 un communiqué annonçant le début d’une importante opération de désengorgement des prisons en procédant à la libération conditionnelle de 114 détenus. Cette mesure, officialisée par l’arrêté n° 03/CAB/ME/MIN/J&GS/2025 du 13 novembre 2025, marque la première vague d’une initiative visant la réinsertion sociale des condamnés.
La capitale, Kinshasa, a été la plus concernée par cette première phase, avec 61 détenus bénéficiant de cette liberté anticipée. Selon le communiqué ministériel, les décisions ont été prises après un examen rigoureux des dossiers par les commissions compétentes et après avis favorable du Ministère public, ayant siégé dans 14 établissements pénitentiaires du pays.
La libération conditionnelle en droit congolais est une mesure facultative mais strictement encadrée. Les détenus concernés devaient remplir l’ensemble des critères légaux pour en bénéficier. La législation congolaise prévoit notamment que les condamnés peuvent être libérés conditionnellement s’ils ont déjà accompli le quart de leur peine privative de liberté, à condition que la durée d’incarcération subie dépasse trois mois. Les condamnés à perpétuité peuvent quant à eux être libérés après cinq ans d’incarcération.
Le ministre de la Justice a insisté sur la rigueur de la sélection et a rappelé aux personnes libérées la nécessité d’observer « strictement toutes les conditions légales » attachées à leur liberté, notamment l’obligation de faire preuve d’amendement et d’adopter une conduite responsable en vue de leur réinsertion. L’opération devrait se poursuivre dans les autres établissements opérationnels à travers la République.
Rémy NSIMBA