Mutamba vs Magistrats : c’est l’escalade verbale à la Justice!

C’est loin d’être le grand amour entre Constant Mutamba, ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, et les magistrats. Pomme de discorde: la croisade du tonique Mutamba pour administrer une thérapie de choc à la Justice que le Président de la République juge «malade». 

Mais les magistrats ne l’entendent pas de cette oreille. Ils accusent le ministre d’Etat à la Justice d’ «ingérence intempestive et permanente dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire». 

L’initiative de Mutamba de déposer une série de projets de réformes du secteur de la Justice à l’Assemblée nationale est perçue comme cavalière. «Les réformes tant vantées par le ministre de la Justice doivent requérir l’assentiment de tous les acteurs du secteur», arguent-ils.

Voilà qui suscite une réaction plutôt véhémente au ministère de la Justice. «Les magistrats congolais sont devenus paresseux à la lecture», lancent les services de Mutamba sur les réseaux sociaux. Et d’ajouter: «avant de réagir aux actions menées par le ministre, ils doivent d’abord comprendre et lire ses attributions». Puis d’enfoncer: «ils sont devenus agités pour rien. Son Excellence Constant Mutamba n’est pas fou pour agir ainsi». 

Ils appuient leurs propos en partageant les missions du ministère de la Justice. Dans une capture partagée, on lit: «suivi de l’exécution de la politique judiciaire du gouvernement par des cours et tribunaux et parquets y rattachés ; contrôle des activités judiciaires, surveillance générale sur le personnel judiciaire, suivi des réformes». 

Et dans une autre: «Les trois missions de la Justices: protéger, décider et sanctionner afin de préserver la vie en société, la justice protège les citoyens, arbitre les conflits et sanctionne les comportements interdits». 

Pour étayer leur position, les services de Mutamba partagent également une décision de la Cour suprême de justice contre le magistrat Isofa pour Dol, après avoir escroqué, spolié la parcelle d’un paisible citoyen à Gombe, précisent-ils en soulignant: «Voilà pourquoi les réformes du min’État font mal». 

Constant Mutamba a, depuis un temps, mis en place une commission nationale mixte chargée d’enquêter sur les pratiques mafieuses et les dérives judiciaires, en recueillant les témoignages et dénonciations liés aux affaires judiciaires et pénitentiaires.  

MATSHI Darnell

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts