Les candidats magistrats de la promotion 2024, en attente de leur nomination, ont fait un retour à la raison ce vendredi 23 août 2024. Réunis au Conseil supérieur de la magistrature à Kinshasa, ils ont renoncé à toutes les actions qu’ils avaient initialement projetées pour exprimer leur frustration face aux retards de nomination.
Au début de la rencontre, les délégués, venus représenter leurs collègues, étaient prêts à défendre leurs revendications. Néanmoins, les explications du président de la Cour constitutionnelle ont rapidement changé la donne. Il a clarifié que le retard des nominations n’était pas dû à une mauvaise foi, plutôt à un manque de moyens financiers nécessaires à leur formation et affectation.
Face à ces explications, les candidats magistrats ont admis avoir emprunté des voies «tortueuses» pour faire pression. Conscients des réalités économiques post-électorales du pays, ils ont fait leur mea culpa et choisi de renoncer aux actions de revendication qu’ils avaient envisagées
Les futurs magistrats sont désormais rassurés. Leur nomination est bien prévue, mais les contraintes budgétaires retardent la mise en œuvre. La rencontre a permis de rétablir la confiance et de dissiper les malentendus, ce qui ouvre la voie à une collaboration plus apaisée entre les autorités judiciaires et les candidats.
Cette rencontre marque une étape importante pour l’avenir des futurs magistrats en RDC, qui optent pour la patience et la raison en attendant leur nomination officielle.
Osée Mabiala