Le groupe parlementaire de l’Opposition Ensemble a, ce lundi 10 décembre 2024, fait une déclaration dans lequel il réagit aux discours du Président Félix Tshisekedi sur «sa ferme volonté de changer ou réviser la Constitution en vigueur» en RDC. Sans passer par le dos de la cuillère, ce groupe parlementaire recommande au Président de la République de «renoncer à son projet» que ces députés de l’opposition jugent «inopportun». Dans la déclaration, Ensemble rappelle qu’en vertu de l’article 2019 de la Constitution qu’aucune révision de la Constitution ne peut intervenir pendant l’état de guerre, l’état d’urgence ou l’état de siège.
Pour eux, le Président Tshisekedi prend la Constitution comme «un bouc émissaire pour justifier l’échec de sa gouvernance et ainsi pouvoir changer cette constitution pour déverrouiller l’article 220 et briguer un 3e mandat». Le groupe parlementaire Ensemble lui demande, à la place, de «se consacrer à son rôle de garant de la nation pour faire retrouver à notre pays la démocratie, la paix, l’intégrité du territoire national et le développement».

De plus, il estime qu’aucun article de la constitution n’empêche le Président Tshisekedi et sa majorité de résoudre les problèmes graves et urgents auxquels le pays est confronté. Il s’agit, pour Ensemble, de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national qui passe par une meilleure prise en charge de l’armée et de la police, d’augmenter les salaires des enseignants et des médecins, d’améliorer le social des Congolais, de mettre fin à la corruption et aux détournements quotidiens, de baisser le taux du dollars et de lutter contre les érosions, construire les routes, les écoles, les hôpitaux, etc.
Ainsi, Ensemble demande au gouvernement et à la majorité de traiter les urgences attendues par le peuple pour améliorer son vécu quotidien plutôt que de multiplier des discours de propagande sur le changement de la Constitution. Ce groupe parlementaire invite les congolais à agir. «Ensemble appelle le peuple à faire barrage à ce projet macabre qui risque de consacrer la balkanisation de notre pays dont une partie reste occupée», lit-on dans la déclaration.

Le groupe parlementaire Ensemble relève que le Président Tshisekedi a «qualifié la Constitution, pourtant adopté par notre peuple par référendum, de constitution des étrangers» et qu’il a «prétendu faussement que l’article 217 bradait l’intégrité du territoire national».
MATSHI Darnell